Rabih Kayrouz présentant sa « mariée », tressage complexe de mousseline blanche, subtilement inachevée.
La grande nouveauté de cette collection atemporelle et qui faisait fi des saisons était l'introduction d'ajourages en forme de lacérations ornées de perles, une technique qui n'est pas sans rappeler le traitement oriental du macramé. On connaissait le goût de Kayrouz pour l'origami et la déstructuration. En voici la forme la plus aboutie. Entre couleurs sombres et teintes acidulées, le satin traité à l'épure, avec des lignes en apparence d'une grande austérité, s'offre à des torsions facétieuses, à des effrangements débridés, un second degré de lecture qui crée l'émotion.
« Pure poésie. Il se passe quelque chose. La salle (dont la chicissime Loulou de La Falaise) est enthousiaste. Kayrouz nous chavire. » C'est en ces termes que Virginie Mouzat décrit dans le Figaro l'ambiance du défilé. Nous le savions, enfant terrible par son refus de toute concession, Rabih Kayrouz est définitivement un grand. Bonheur et fierté de voir son talent désormais salué à l'international.


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