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Liban - Éclairage

D’atermoiements en atermoiements dans l’attente du report des municipales

Le Conseil des ministres tient cet après-midi une réunion pour poursuivre l'examen de la loi sur les municipales, mais toute la question reste de savoir si cette loi va finir par être adoptée ou si ce sont les atermoiements qui vont encore une fois prendre le dessus.
Se fondant sur le débat qui ponctue l'examen de ce texte, un ministre pense que presque personne ne veut de ces élections, à l'exception du président Michel Sleiman et du Premier ministre, Saad Hariri. Par conséquent, c'est la politique des tergiversations et des surenchères qui prévaut, chaque partie faisant attribuer à l'autre la responsabilité des atermoiements. Dans une de ses interventions en Conseil des ministres, M. Ziyad Baroud a relevé indirectement ce problème, ce qui a incité le chef de l'État à assurer qu'il valait mieux organiser les municipales sur base de l'ancienne loi plutôt que de les ajourner, en attendant l'approbation d'une nouvelle loi.
En dépit de l'insistance du président, des sources politiques estiment qu'il y a de fortes chances que les élections municipales n'aient pas lieu dans les délais constitutionnels, partant du principe que les diverses forces politiques en présence préfèrent que la stabilité soit maintenue sur la scène locale et éviter d'attiser les dissensions politiciennes que favorisent normalement les municipales.
C'est dans les milieux de l'opposition où l'on penche surtout pour un report. On estime que les dirigeants du 8 Mars suivent de près l'évolution de la situation dans la région, ainsi que les menaces israéliennes répétées contre le Liban et n'ont pas le temps de plancher sur les municipales fondées principalement sur des bras de fer à un niveau local restreint, mais quand même susceptibles de générer des conflits à une échelle plus étendue au niveau politique, comme des divisions au sein d'un même camp, notamment dans les rangs de l'opposition.
Quoi qu'il en soit, un ministre rappelle qu'un ajournement du scrutin nécessite une loi, et donc une décision commune du Conseil des ministres et du Parlement. Mais il faut bien que quelqu'un prenne l'initiative de réclamer ce report, ce que personne ne veut faire. Résultat : les atermoiements, qui se traduisent par un débat prolongé en Conseil des ministres, risquent de reprendre jusqu'à ce que les délais constitutionnels soient dépassés.
Le ministre de l'Intérieur a également mis en garde contre ce scénario et relevé que rien n'empêche de demander un report d'un an pour donner au gouvernement et au Parlement le temps d'adopter une nouvelle loi sur les municipales, tout en insistant sur le fait que son département est parfaitement prêt à organiser, dans les délais, les élections, mais sur base de l'ancienne loi.
Parallèlement au dossier des municipales, le chef du gouvernement pourrait demander aujourd'hui aux ministres d'établir une liste des priorités et des projets qu'ils jugent importants et d'œuvrer à dynamiser leurs départements respectifs, ce qui devrait permettre d'aborder de nouveau le dossier des nominations administratives, qui avait été relégué aux calendes grecques à cause des conflits politiques.
Le Conseil des ministres tient cet après-midi une réunion pour poursuivre l'examen de la loi sur les municipales, mais toute la question reste de savoir si cette loi va finir par être adoptée ou si ce sont les atermoiements qui vont encore une fois prendre le dessus.Se fondant sur le débat qui ponctue l'examen de ce texte, un ministre pense que presque personne ne veut de ces élections, à l'exception du président Michel Sleiman et du Premier ministre, Saad Hariri. Par conséquent, c'est la politique des tergiversations et des surenchères qui prévaut, chaque partie faisant attribuer à l'autre la responsabilité des atermoiements. Dans une de ses interventions en Conseil des ministres, M. Ziyad Baroud a relevé indirectement ce...
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