Le ratio de la dette publique au PIB devrait reculer à 147 %, contre plus de 150 % actuellement, selon les estimations de la BDL. Photo Reuters
S'exprimant dans le cadre d'une interview télévisée, Riad Salamé a estimé que « la demande domestique restera le principal moteur de la croissance en 2010, bien qu'elle devrait ralentir ». « Après révision de nos statistiques, il s'est avéré que le produit intérieur brut (PIB) du Liban a progressé de 9 % en 2009 et non de 7 % comme prévu initialement », a-t-il ajouté.
Le gouverneur de la BDL a en outre affirmé que le ratio de la dette publique au PIB devrait reculer à 147 %, contre plus de 150 % actuellement. Cette évolution demeure toutefois tributaire des conditions politiques et sécuritaires qui détermineront la croissance de l'économie dans son ensemble, a-t-il précisé.
Riad Salamé a également indiqué que l'objectif de la BDL est de maintenir l'inflation en deçà du seuil des 4 % en 2010. Il a par ailleurs écarté l'éventualité de l'émission de nouveaux eurobonds cette année. « Même si une telle opération est menée, son montant sera faible car les autorités se réorientent vers la monnaie locale pour suivre les tendances du marché libanais, a-t-il ajouté. D'autant que le gouvernement a réussi à obtenir des financements en livre moyennant des taux d'intérêt relativement bas. Il ne faudrait donc pas s'attendre à une émission volumineuse d'eurobonds. »
Le gouverneur a aussi indiqué qu'une opération de « swap » d'eurobonds arrivant à échéance en mars prochain sera bientôt menée, pour un montant total d'un milliard de dollars.
Interrogé sur les déboires financiers de Dubaï, Riad Salamé a estimé que les problèmes de l'émirat « n'auront pas d'impact sur l'économie libanaise qui repose sur la consommation et le marché des services ». « Dubaï est très important pour le Liban car de nombreux Libanais y travaillent. Cependant, les banques libanaises ne sont nullement concernées par les problèmes de la dette de l'émirat qui auront des retombées néfastes sur certains de nos concitoyens mais non sur notre économie dans son ensemble », a-t-il conclu.

