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Liban

Après la vague de chaleur, de la neige dès lundi

Le thermomètre a frôlé hier les trente degrés à Beyrouth, après plusieurs jours de hausse des températures et un week-end chaud. Les Libanais ont troqué parkas et bottes contre vêtements légers, cotonnades et sandales. Dans les stations de sports d'hiver, même les plus élevées, les skieurs n'ont skié que jusqu'à midi, durant le week-end, à cause d'une neige molle comme de la soupe. Mais c'est hier que nombre de pistes ont été carrément fermées, à cause du vent chaud.
« Le phénomène est rare, mais pas exceptionnel », estime Jocelyne Abou Farès, chef de service du département de météorologie à l'aéroport Rafic Hariri de Beyrouth. Elle rapporte que selon une étude menée sur trente ans, un phénomène semblable a déjà eu lieu entre le 13 et le 18 février, en 1968, 1973 et 1978. « Les maximales atteignaient alors 30,5 degrés », dit-elle, affirmant qu'hier, « le thermomètre a marqué 28 degrés ». « Dans ce contexte, on ne peut parler de réchauffement climatique », estime-t-elle, ajoutant que « février fait tout simplement honneur au dicton qui affirme que malgré ses fluctuations, ce mois a déjà un avant-goût d'été ».
Mme Abou Farès explique que la forte chaleur de ces derniers jours, une dépression qui arrive d'Égypte et d'Israël, « n'est pas un khamsin ». Cette dépression était, certes, accompagnée de vent, mais il s'agissait « d'un vent thermique, qui résulte d'une différence entre la température d'altitude et la température de surface et non pas d'un vent poussiéreux », poursuit-elle, invitant néanmoins les personnes allergiques à prendre leurs précautions. « Quant au khamsin, il fait généralement son apparition dès la fin du mois de mars », observe-t-elle.
Plus douces de 4 bons degrés, aujourd'hui, les températures devraient remonter demain mercredi. Ce n'est qu'à partir de jeudi qu'elles devraient baisser de nouveau, de manière progressive. Mais elles n'atteindront les normales saisonnières qu'en week-end. « Quant au froid, il devrait être de retour lundi, grâce à une dépression qui arrivera d'Europe, accompagnée de neige à partir de 1 500 mètres », prévoit Mme Abou Farès.
Que les amateurs de glisse se rassurent donc. L'hiver n'est pas terminé. Du moins l'espère le directeur de la station de sports d'hiver Faraya Mzaar Kfardebiane, Christian Rizk, qui précise que les pistes sont toujours enneigées et que les dameuses fonctionnent régulièrement pour maintenir une neige de qualité.

Le thermomètre a frôlé hier les trente degrés à Beyrouth, après plusieurs jours de hausse des températures et un week-end chaud. Les Libanais ont troqué parkas et bottes contre vêtements légers, cotonnades et sandales. Dans les stations de sports d'hiver, même les plus élevées, les skieurs n'ont skié que jusqu'à midi, durant le week-end, à cause d'une neige molle comme de la soupe. Mais c'est hier que nombre de pistes ont été carrément fermées, à cause du vent chaud. « Le phénomène est rare, mais pas exceptionnel », estime Jocelyne Abou Farès, chef de service du département de météorologie à l'aéroport Rafic Hariri de...
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