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Liban

Le 8 Mars critique les discours du 14 février, place des Martyrs

Les discours prononcés dimanche, place des Martyrs, lors du rassemblement pour la commémoration du 14 février 2005, ont suscité des réactions mitigées dans les milieux politiques. Si toutes les parties ont salué l'allocution du Premier ministre, Saad Hariri, certaines ont critiqué celles de l'ancien chef de gouvernement, Fouad Siniora, du leader des Kataëb, Amine Gemayel, et du chef des Forces libanaises, Samir Geagea.
L'ancien Premier ministre, Sélim Hoss, a estimé que le discours de M. Hariri « correspondait à l'importance de l'événement ». « Quant à ceux de MM. Amine Gemayel et Samir Geagea, ils étaient du niveau auquel ils nous ont habitués et n'ont rien apporté de nouveau, dans la mesure où les deux ont répété les mêmes positions en refusant la présence d'une résistance, sans tenir compte de la présence d'un ennemi à la frontière sud » du pays.
Il a qualifié de « bonne » la teneur de l'allocution de M. Siniora, affirmant cependant ne pas comprendre pourquoi il s'est exprimé en dialecte libanais plutôt qu'en arabe littéraire.
Abondant dans le même sens, le député Nabil Nicolas a salué le discours de M. Hariri « estimant que c'était un discours responsable, digne d'un homme d'État, contrairement aux autres ». Il a également déploré les spectacles de chants donnés, estimant qu'ils ne conviennent pas à la circonstance.
Réagissant aux distinctions établies entre les mots prononcés dimanche, le ministre du Travail, Boutros Harb, les a considérées comme étant déplacées et y a vu une tentative de « montrer que les composantes du 14 Mars ont des orientations différentes, ce qui n'est pas vrai ». Selon lui, c'est « seulement le ton de M. Hariri qui était différent des autres, étant donné sa position officielle et politique ».
Le député Ammar Houri a aussi jugé que les allocutions prononcées étaient « complémentaires, tout en étant variées, et reflétaient le point de vue d'une même équipe ». Il a considéré comme étant des « vœux pieux » les propos relatifs à des divergences de vues au sein du 14 Mars, soulignant que les orateurs ont exprimé cinq non : « Non aux atteintes à la dignité nationale, au système démocratique, au tribunal international, à l'accord de Taëf et à la parité islamo-chrétienne ».
Le député Ahmad Fatfat a relevé que les propos de MM. Gemayel et Geagea au sujet des armes du Hezbollah et de la décision de guerre et de paix n'étaient pas différents de ceux de M. Siniora, faisant état d'une clarté, au niveau des positions prises.
Sur un autre plan, M. Siniora s'est exprimé via satellite devant un groupe de la colonie libanaise établie au Koweït et qui a commémoré hier l'attentat du 14 février, lors d'une cérémonie organisée à l'ambassade du Liban. Il a notamment souligné que le processus qui s'est engagé après l'assassinat de Hariri n'a pas pris fin et que les Libanais ont afflué au centre-ville, dimanche, « pour souligner leur attachement aux principes exprimés le 14 mars 2005 ».

Les discours prononcés dimanche, place des Martyrs, lors du rassemblement pour la commémoration du 14 février 2005, ont suscité des réactions mitigées dans les milieux politiques. Si toutes les parties ont salué l'allocution du Premier ministre, Saad Hariri, certaines ont critiqué celles de l'ancien chef de gouvernement, Fouad Siniora, du leader des Kataëb, Amine Gemayel, et du chef des Forces libanaises, Samir Geagea.L'ancien Premier ministre, Sélim Hoss, a estimé que le discours de M. Hariri « correspondait à l'importance de l'événement ». « Quant à ceux de MM. Amine Gemayel et Samir Geagea, ils étaient du niveau auquel ils nous ont habitués et n'ont rien apporté de nouveau, dans...
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