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Liban - Éclairage

Tergiversations intentionnelles pour torpiller les municipales

Selon une source ministérielle, il est évident que les chicaneries développées le long de cinq Conseils des ministres successifs autour du projet de réformes Baroud ont pour but de torpiller les municipales. Certaines parties souhaitent avoir devant elles au moins une bonne année, pour adapter les modifications du dispositif électoral que propose le ministre de l'Intérieur à leur convenance propre. Pour sa part, le général Michel Aoun se montre clair. Il se proclame partisan résolu d'une nouvelle loi électorale et il reproche aux responsables de liquéfier les réformes à dessein. Pour qu'au bout du compte l'on fasse passer une loi viciée, comme on l'a fait en ce qui concerne les législatives. En écho, d'autres pôles opposants pressent le gouvernement de mettre en chantier sans tarder les réformes en question. Et de ne pas miser sur le facteur temps pour les remodeler ou les annuler.
Mais la source ministérielle citée pense que le débat reste si complexe et si serré qu'il y a peu de chances de voir le Conseil des ministres trancher dès sa prochaine séance. À son avis, plus on discute, plus on s'éloigne d'un arrangement. Dès lors, les parties en présence ne sont d'accord, et encore sur le seul plan verbal, que sur la nécessité de procéder à ces élections municipales dont le report est inéluctable, malgré l'insistance du chef de l'État, le président Michel Sleiman, qui répète à chaque réunion qu'il est impératif de respecter, avant tout, la Constitution et les délais qu'elle détermine.
D'après un autre ministre, particulièrement concerné par le problème, des pôles opposants préféreraient le renvoi sine die de l'échéance, pour plus d'une raison. Dont le souci de colmater des brèches, de prévenir, par des médiations, des conflits familiaux, ruraux ou urbains, dans bon nombre d'agglomérations gravitant dans l'orbite du 8 Mars, et des différends populaires aigus, en raison du facteur de proximité, qui affecteraient finalement la popularité globale, et le crédit, des prosyriens. Sans compter que, dans certains cas, de tels bras de fer revêtent une dangereuse connotation confessionnelle. Et sans compter, non plus, que des pôles proches de Damas, influents dans des sites déterminés, pourraient se retrouver opposés les uns aux autres. Comme cela s'était vu, aux législatives, entre le président Nabih Berry et le général Michel Aoun, les séquelles de cette épreuve de force n'étant, d'ailleurs, toujours pas vraiment gommées. Cela malgré les médiations entreprises, qui ont abouti à la formation de commissions mixtes, dont les travaux n'ont pas encore donné de résultats saillants.
La consultation populaire de juin a donc altéré le tableau politique interne, au niveau de la solidité des engagements, et des embrigadements, dans les deux camps principaux en présence. Mais les municipales posent moins problème, visiblement, au 14 Mars qu'au 8 Mars, dont les animateurs principaux tentent de masquer les atermoiements, en espérant que la dilution serait finalement annoncée par le gouvernement, ou par d'autres forces politiques. On attend à ce propos la position que le général Michel Aoun devrait afficher à la veille du prochain Conseil des ministres. Selon certains, le leader du CPL pourrait amorcer un mouvement menant par la suite à la confirmation d'un gel des municipales.
Pour le moment, les loyalistes évitent, de leur côté, de s'impliquer dans la controverse, ou de dévoiler leurs cartes.
Selon une source ministérielle, il est évident que les chicaneries développées le long de cinq Conseils des ministres successifs autour du projet de réformes Baroud ont pour but de torpiller les municipales. Certaines parties souhaitent avoir devant elles au moins une bonne année, pour adapter les modifications du dispositif électoral que propose le ministre de l'Intérieur à leur convenance propre. Pour sa part, le général Michel Aoun se montre clair. Il se proclame partisan résolu d'une nouvelle loi électorale et il reproche aux responsables de liquéfier les réformes à dessein. Pour qu'au bout du compte l'on fasse passer une loi viciée, comme on l'a fait en ce qui concerne les législatives. En écho,...
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