Prenant la parole, le député Khalil a souligné que certaines personnes ne veulent pas donner aux jeunes leurs droits et ne veulent pas que le pays « soit fort et capable de réaliser les aspirations de ses fils (...) ; les jeunes au Liban veulent aussi être les artisans de l'avenir de ce pays ».
S'attardant ensuite sur les brèches du système politique local, il a rappelé que lorsque l'imam Moussa Sadr s'y est attardé, il a réclamé « que tous les Libanais se penchent sur la meilleure formule », celle qui ne peut être réalisée qu'à l'ombre d'un système développé qui suppose « l'abolition du confessionnalisme politique ». Ali Hassan Khalil a affirmé qu'il ne voulait pas plancher sur la signification « académique » de l'abolition du confessionnalisme politique, « mais je dis que lorsque le président de la Chambre Nabih Berry a proposé de plancher sur cette question, il l'a fait en ayant à l'esprit, avant tout, la Constitution (...), et ensuite par conviction politique car il est persuadé qu'il est nécessaire de parvenir à cette étape et de faire face à ce défi en tant que Libanais ».
Et le député d'ajouter que ce dossier n'a pas été abordé pour « défier quiconque, nous ne voulons pas minimiser l'impact d'une communauté quelconque au Liban. Le sujet n'a pas été abordé en ayant à l'esprit qu'il existe un conflit ou des dissensions entre les communautés », mais bien pour « parvenir à l'État citoyen (...). Nous avons besoin d'aller de l'avant et c'est pour cela qu'il y a eu une proposition tendant à la création du comité chargé d'abolir le confessionnalisme politique ». Ce comité, a ajouté Ali Hassan Khalil, « n'est pas chargé et n'a pas les prérogatives lui permettant de faire des amendements constitutionnels », il a seulement pour rôle de « faire des propositions que les institutions sont ensuite chargées de mettre en application ». « Nous disons à tous nos partenaires que nous sommes ouverts au dialogue sérieux, nous sommes prêts à écouter toutes les inquiétudes (...) et même à consacrer certaines règles qui préservent l'équité et l'équilibre des institutions politiques », a-t-il ajouté.
« Si nous sommes concernés par le développement de notre système et par les intérêts de nos jeunes (...), il faut que nous mettions en route un dialogue politique pour aborder toutes les questions qui constituent un défi pour eux », a aussi déclaré M. Khalil.


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