Et de préciser qu'il a demandé aux responsables du Courant patriotique libre de prendre contact avec les autorités syriennes concernées pour qu'une nouvelle date soit fixée à ces célébrations, estimant que c'était à la commission patriarcale de coordonner les deux événements.
Mgr Rahi a précisé que la cathédrale Saint-Georges des maronites a été choisie cette année pour la célébration, en raison du jubilé marquant le 1 600e anniversaire du décès du fondateur de l'Église maronite. « C'était aussi une question d'espace », a-t-il précisé.
C'est également la raison pour laquelle ce sera le patriarche, et non l'archevêque maronite de Beyrouth, qui présidera l'office religieux, a-t-il ajouté.
Mgr Rahi a été jusqu'à affirmer que si la coordination avait eu lieu, la possibilité d'un déplacement du patriarche en Syrie aurait été « envisageable ». À ce sujet, l'évêque a été clair : « Entre le patriarche et la Syrie, a-t-il dit, le problème n'est pas personnel. »
« Bien que des médiateurs officieux aient tenté de convaincre le patriarche de se rendre en Syrie, a enchaîné l'évêque, aucune invitation officielle n'est jamais parvenue à Bkerké. »
« Certes, a-t-il ajouté, les évêques maronites ont invité le patriarche en Syrie, mais il n'est pas possible de dissocier la visite pastorale de la visite politique, ni entre la fonction religieuse du patriarche maronite et son rôle national. »
Mgr Rahi a par ailleurs insisté sur le rôle de médiateurs que les chrétiens peuvent jouer pour empêcher l'effritement de l'Orient en entités religieuses et ethniques.
Sur un autre plan, explicitant une affirmation du patriarche au sujet des armes du Hezbollah, Mgr Rahi a affirmé que ce n'est pas aux chiites que le patriarche en a, mais aux armes. Et de répéter, à la suite du patriarche, que « ces armes ne sont dans l'intérêt de personne au Liban ».


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