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Le nucléaire iranien premier motif d'inquiétude dans le monde, selon Jones

Le programme nucléaire iranien et les interrogations qu'il suscite représentent aujourd'hui le premier motif d'inquiétude pour la sécurité collective, a déclaré samedi le conseiller national à la sécurité des Etats-Unis, James Jones.

A cause de cette affaire, "une course aux armements nucléaires au Moyen-Orient ainsi qu'une accentuation de la prolifération (militaire atomique) dans le monde sont dans la balance. Je ne vois pas actuellement de plus grande inquiétude pour notre sécurité collective", a estimé l'ancien général américain.

"Téhéran doit assumer ses responsabilités ou bien s'exposer à des sanctions plus fortes et peut-être même à un plus grand isolement", a-t-il ajouté devant la 46e conférence annuelle sur la sécurité à Munich (sud de l'Allemagne).

La veille devant le même parterre de diplomates et d'experts le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki avait estimé qu'un accord "final" sur l'échange d'uranium avec l'Iran pour son réacteur de recherche de Téhéran était à portée de main.

Sans se référer à cette intervention de M. Mottaki, M. Jones a indiqué que "la porte de la diplomatie reste ouverte malgré les réticences évidentes de l'Iran, par ailleurs incompréhensibles".

Mais, a-t-il prévenu, "nous allons accentuer nos pressions sur l'Iran".

"L'incroyable méfiance de Téhéran nous conduit tous à travailler de concert comme alliés et partenaires à élaborer" un deuxième train de sanctions contre le régime iranien, a-t-il lancé.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, qui participait à ses côtés à un débat sur la sécurité du monde et de l'Europe, a jugé "complètement inacceptable qu'un pays se dote de l'arme nucléaire dans cette région, ni l'Iran ni un autre".

"Aussi souhaitons nous un renforcement du régime de non prolifération c'est parfaitement clair", a-t-il ajouté.

Mercredi, M. Lavrov avait déclaré qu'un retour de l'Iran à l'accord sur l'uranium enrichi proposé en octobre ne pourrait être "que salué" s'il se confirmait.

Il réagissait aux propos du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui avait indiqué mardi que son pays était toujours prêt à échanger une partie de son uranium faiblement enrichi (3,5%) contre du combustible hautement enrichi (20%), destiné à son réacteur de recherche de Téhéran.

A la même tribune que MM. Jones et Lavrov, le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle a souligné que "les différends sur le programme nucléaire iranien ne sont pas une question régionale mais mondiale".

"L'Iran a droit à l'utilisation pacifique de l'atome", a-t-il dit, rappelant les offres de coopération soumises à l'Iran, par les Six puissances (Allemagne, France et Royaume Uni, Etats-Unis, Chine et Russie) et l'UE chargée de négocier avec Téhéran.

"Notre main reste tendue mais il n'y a pas eu de réponse jusqu'à aujourd'hui", a-t-il souligné.

"Même à l'issue de la journée d'hier', a dit le chef de la diplomatie allemande en référence à l'intervention de M. Mottaki, "je ne peux pas faire une autre évaluation de la situation: il faut que l'Iran traduise ses paroles en actes".

"Se mettre d'accord avec l'AIEA (Agence internationale pour l'énergie atomique) serait un pas pour assurer la confiance mais ne remplacerait pas les négociations pour assurer le caractère civil du programme nucléaire de l'Iran", a-t-il aussi averti.

A cause de cette affaire, "une course aux armements nucléaires au Moyen-Orient ainsi qu'une accentuation de la prolifération (militaire atomique) dans le monde sont dans la balance. Je ne vois pas actuellement de plus grande inquiétude pour notre sécurité collective", a estimé l'ancien général américain.
"Téhéran doit assumer ses responsabilités ou bien s'exposer à des sanctions plus fortes et peut-être même à un plus grand isolement", a-t-il ajouté devant la 46e conférence annuelle sur la sécurité à Munich (sud de l'Allemagne).
La veille devant le même parterre de diplomates et d'experts le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki avait estimé qu'un...