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Liban - Catastrophe

Crash de l’avion éthiopien : les recherches reprennent après la tempête

Fermeture totale à Batroun, qui célèbre dans la douleur les obsèques d'Albert Assal en présence de nombreux officiels.
Interrompues pendant deux jours en raison de la tempête, les recherches pour retrouver l'avion d'Ethiopian Airlines ont repris hier avec le retour du beau temps. Dans un communiqué, le commandement de l'armée a annoncé que le bateau Ocean Alert a recommencé ses recherches pour retrouver l'avion, la boîte noire et les victimes, avec à son bord des officiers de la marine libanaise, les forces marines spéciales et les experts français dépêchés au Liban.
Le navire s'est immobilisé à quatre kilomètres et demi de la côte, ratissant une zone de cinquante mètres de profondeur, à la recherche de débris et de signaux émis par la boîte noire. D'un autre côté, l'armée et la Défense civile se sont déployées sur la côte allant de Naamé à Ouzaï afin de recueillir tout débris venant de l'avion. Des fragments ont en effet été rejetés par les vagues, dont nombre de sièges de passager.
En parallèle, les comités d'enquêtes libanais, éthiopien et américain (de Boeing) ont poursuivi leurs réunions à l'aéroport de Beyrouth. Des sources ont indiqué à l'agence al-Markaziya que les enquêteurs en sont toujours au stade de collecte des informations et ne sont encore arrivés à aucune conclusion sur la cause de l'accident.

Émouvantes obsèques pour Assal
Les Forces de sécurité intérieure (FSI) ont annoncé pour leur part hier qu'à travers le département de recherches scientifiques de la police judiciaire, elles ont finalisé la carte génétique de la totalité des passagers de l'avion sinistré, à l'exception de deux passagers, l'un syrien et l'autre britannique, étant donné que ces deux pays n'ont pas encore envoyé d'échantillons permettant de comparer l'ADN. Les trois derniers corps d'Éthiopiens, appartenant à deux hôtesses et un passager, ont également été identifiés. Les autorités libanaises sont désormais prêtes à envoyer le résultat de ces tests en Éthiopie par les canaux diplomatiques. Le nombre d'Éthiopiens identifiés est de cinq.
Le corps du plongeur Albert Gergi Assal, une des victimes du crash, a été livré à sa famille hier dans la matinée. Ce père de trois enfants, qui se rendait en Afrique pour une mission de plongée et dont le propre père est mort en raison du choc provoqué par la nouvelle de son décès, a été accueilli par les pleurs, les fleurs, les poignées de riz et les feux d'artifice dans sa ville natale de Batroun. Pour rendre hommage à ce plongeur, issu d'une famille de marins, son cercueil a été placé sur un bateau décoré de fleurs blanches en direction de la cathédrale Saint-Stéphan après une courte escale à son domicile. Sa famille, endeuillée deux fois en deux semaines, était là pour lui rendre un dernier hommage, ainsi qu'une foule très nombreuse des habitants de Batroun. La ville, toute ornée de noir, a fermé ses commerces en cette triste occasion. De nombreux officiels étaient également présents pour les obsèques d'Albert Assal.
Une autre victime du crash, l'enfant Mohammad Kreik, sera inhumé aujourd'hui dans son village de Aïta ech-Chaab (Sud). Par ailleurs, une messe sera célébrée à la mémoire de toutes les victimes le jeudi 11 février par l'archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Matar, à l'invitation de l'Union libanaise culturelle dans le monde et sous le parrainage du patriarche maronite Nasrallah Sfeir.
Interrompues pendant deux jours en raison de la tempête, les recherches pour retrouver l'avion d'Ethiopian Airlines ont repris hier avec le retour du beau temps. Dans un communiqué, le commandement de l'armée a annoncé que le bateau Ocean Alert a recommencé ses recherches pour retrouver l'avion, la boîte noire et les victimes, avec à son bord des officiers de la marine libanaise, les forces marines spéciales et les experts français dépêchés au Liban. Le navire s'est immobilisé à quatre kilomètres et demi de la côte, ratissant une zone de cinquante mètres de profondeur, à la recherche de débris et de signaux émis par la boîte noire. D'un autre côté, l'armée et la Défense...
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