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Économie - Liban - Conférence

Le monde digital oblige annonceurs et communicants à repenser la publicité

Lors des tables rondes organisées lors du MENA Cristal Festival, les publicitaires et autres professionnels de la communication ont entrepris de penser les nouvelles tendances de communiquer, autant dans le contenu que dans la forme.
L'ère n'est plus à la communication imposée « d'en haut » par les publicitaires. En effet, le Net et ses réseaux sociaux, les espaces digitaux par excellence, ont érigé le consommateur en acteur incontournable des campagnes publicitaires. C'est à ce nouvel aspect de « cocréation » que se sont penchés, autour de tables rondes et présentations, les professionnels de la communication. Ainsi, pour Richard Pinder, Chief Operating Officer (COO) du groupe Publicis et président de la 5e édition du MENA Cristal Festival, « nous sommes aujourd'hui témoins d'un élan incroyable dans le monde digital ». Il a expliqué à L'Orient-Le Jour que « l'industrie publicitaire a énormément changé depuis que les consommateurs s'impliquent au quotidien ».
C'est en fait les idées « contagieuses » qui aujourd'hui véhiculent le changement autant dans les attitudes que dans les valeurs, a-t-il souligné. C'est pour cela entre autres que plusieurs grands clients de par le monde construisent des campagnes où les utilisateurs sont emmenés à apporter leurs contributions et à façonner les messages proposés. « 20 % de nos revenus proviennent du digital. Nous parions sur 30 % d'ici à 2012 », a déclaré Richard Pinder.
Dans sa présentation intitulée « Bienvenue au XXIe siècle », le président régional de Leo Burnett, Farid Chéhab, a de son côté soutenu le point de vue selon lequel le secteur est en pleine transition. Pour autant, révolution digitale ou pas, « le contenu, la curiosité des publicitaires, la créativité et l'ambition seront toujours les éléments-clés d'une campagne réussie ».

La publicité classique ne tirera pas sa révérence de sitôt
Enfin, pour Ali Jaber, directeur de la télévision de Dubaï et doyen de la Mohammad bin Rashid School of Communications, le contenu du message publicitaire est ce qu'il y a de plus important. « L'essentiel est de savoir raconter une histoire en s'adaptant au rythme des moyens de communication. »
Ainsi, pour ce fervent croyant dans le message lui-même, « les médias et les compagnies de télécommunications doivent coordonner leurs efforts ». C'est dans ce sens où, malgré la révolution digitale, les publicitaires s'accordent à dire qu'une idée qui fait les gens réfléchir et parler d'elle sera toujours la preuve d'une publicité réussie, quelle que soit la forme qu'elle prend. De plus, malgré le fait que l'espace digital bouleverse les formes classiques de communication, certains consommateurs et annonceurs restent attachés aux spots télévisés, affiches et autres aspects traditionnels.
Cela étant dit, comme l'affirme Karim Sabbagh de la firme de consulting Booz Allen Hamilton, les générations « nées avant 1976 n'ont qu'à bien se tenir, c'est la nouvelle génération qui impose les nouvelles tendances ». Il n'y a donc plus qu'à s'y faire.
L'ère n'est plus à la communication imposée « d'en haut » par les publicitaires. En effet, le Net et ses réseaux sociaux, les espaces digitaux par excellence, ont érigé le consommateur en acteur incontournable des campagnes publicitaires. C'est à ce nouvel aspect de « cocréation » que se sont penchés, autour de tables rondes et présentations, les professionnels de la communication. Ainsi, pour Richard Pinder, Chief Operating Officer (COO) du groupe Publicis et président de la 5e édition du MENA Cristal Festival, « nous sommes aujourd'hui témoins d'un élan incroyable dans le monde digital ». Il a expliqué à L'Orient-Le Jour que « l'industrie...
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