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Cinema- - Entre Parenthèses

« Heaven Can Wait » (Le ciel peut attendre)

Ça suffit ! Ras-le-bol des images apocalyptiques sur grand écran, des Armageddon, des fins de siècle basculants, des débuts de siècle encore plus douteux. Marre de la terre qui tremble en virtuel, des bâtiments en carton qui bougent, des grandes figures de l'humanité qui tombent. Ce sera l'an 1000. Non, disent encore les devins qui devinent, ce sera l'an 2000. Et comme ils se sont encore trompés, ils choisissent des dates. Au pif. Ce sera l'an 2012, invente encore cet autre-là et bâtit là-dessus non des châteaux en Espagne, mais tout une théorie aztèque. Signée Roland Emmerich, 2012 est une sorte de parodie paranoïaque où le metteur en scène s'amuse à jouer les marionnettistes.
 N'y a-t-il pas assez de catastrophes dans le monde pour en créer d'autres sur grand écran ? Pour instaurer la peur, les angoisses, s'amuser des nerfs des spectateurs.  Et comme si ce n'était pas assez, un illustre inconnu dans le paysage cinématographique s'empare d'une caméra et filme des activités paranormales qui ont lieu dans une chambre à coucher. Qui s'en soucie ? Qui y prête attention ? Alors que les drames se vivent là. «  Live ». Sans caméra et sans montage. Là en Haïti où toute l'humanité a pleuré, hurlé sa colère et imploré tous les « dieux » de la terre et le seul Dieu du ciel. Là encore, plus près, où le Liban a vu Les dents de la mer se refermer en un seul instant sur quatre-vingt-dix personnes et en un seul instant enfouir au fond de ce Grand bleu des milliers d'espoirs, de rêves évanouis. Des bras levés vers le ciel implorant, suppliant, mais aussi tournés vers la mer. Des mains tendues pour retirer des êtres humains des décombres et les secourir, faisant fi de la couleur, de la religion ou même des croyances de l'autre. Tout comme James Cameron qui a inventé une nouvelle manière de filmer ou de voir, mettons de côté les laideurs et concentrons-nous sur la beauté de notre planète. Créons des films à l'image du génie humain. En faisant de tous ces corps mutilés, sacrifiés sur le bûcher de l'ego international, un mur incassable, les foudres reculeront. Et le ciel pourra attendre. 
Ça suffit ! Ras-le-bol des images apocalyptiques sur grand écran, des Armageddon, des fins de siècle basculants, des débuts de siècle encore plus douteux. Marre de la terre qui tremble en virtuel, des bâtiments en carton qui bougent, des grandes figures de l'humanité qui tombent. Ce sera l'an 1000. Non, disent encore les devins qui devinent, ce sera l'an 2000. Et comme ils se sont encore trompés, ils choisissent des dates. Au pif. Ce sera l'an 2012, invente encore cet autre-là et bâtit là-dessus non des châteaux en Espagne, mais tout une théorie aztèque. Signée Roland Emmerich, 2012 est une sorte de parodie paranoïaque où le metteur en scène s'amuse à jouer les marionnettistes. N'y a-t-il pas assez de...
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