Un examen approfondi de l'activité de l'immobilier montre en effet qu'au cours du premier semestre 2009, du secteur a fait preuve d'une résistance réelle face à la crise économique mondiale, les indices de performance enregistrant des variations positives en glissement annuel. Néanmoins, les deux trimestres suivants n'ont pas été aussi fructueux, les indices ayant donné des signes d'affaiblissement de l'activité immobilière. Ce ralentissement pourrait également s'expliquer par la comparaison avec 2008 qui avait enregistré un pic d'activité. Quoi qu'il en soit, l'activité a rebondi au cours du dernier trimestre de 2009, notamment en décembre, contribuant à relever le nombre et la valeur des transactions immobilières et surpassant même les niveaux historiques atteints l'an dernier.
De ce fait, la valeur totale des ventes immobilières au Liban s'est chiffrée à 1 875,2 milliards de livres libanaises (1,24 milliards de dollars) au cours du douzième mois de l'année, bondissant de 40,8 % en comparaison avec la même période de l'an dernier, atteignant son plus haut niveau en 2009. Par ailleurs, le nombre de transactions a également atteint un pic annuel sans précédent de 12 207 transactions, en augmentation annuelle de 27 %. En conséquence, la valeur moyenne d'une vente immobilière a grimpé de 10,9 % par rapport au même mois de l'an dernier à 153,6 millions de livres libanaises (101 492 dollars), atteignant de loin son niveau le plus élevé de 2009.
L'ensemble de l'année
La performance annuelle du marché immobilier local a donc été caractérisée par une hausse de la valeur totale des ventes de propriétés qui a culminé à 10 576,2 milliards de livres (7,015 milliards de dollars), en augmentation de 8,3 %. En parallèle, le nombre des transactions ont avancé de 2,3 %, à 83 622 transactions, un record pour le Liban. D'où une hausse de 5,8 % de la valeur moyenne par transaction qui a culminé à 126,5 millions de livres libanaises (83 913,76 dollars).
Il convient de souligner en outre que des transactions effectuées par des étrangers ont bondi de 17,6 %, se multipliant ainsi malgré les conditions économiques difficiles dans le reste du monde arabe et en Occident. Ce marasme, qui avait alors affecté négativement le pouvoir d'achat des investisseurs étrangers, n'a apparemment pas eu d'incidence sur le Liban. L'attractivité du marché immobilier libanais semble même avoir séduit les investisseurs non libanais, surtout arabes, en dépit de la hausse des prix immobiliers dans le pays - qui restent toutefois plus compétitifs que les prix affichés dans le reste de la région.


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