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Hariri : Le Liban prend au sérieux "les menaces israéliennes"

Le gouvernement libanais prend au sérieux les "menaces israéliennes", a déclaré jeudi le Premier ministre Saad Hariri au Caire, à l'issue d'une rencontre avec le chef de l'État égyptien Hosni Moubarak.

"Nous prenons au sérieux les menaces israéliennes. Toute menace contre toute partie du territoire libanais, que ce soit dans le sud, la Békaa, la Dahié (banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah) ou tout endroit au Liban est une menace contre le Liban tout entier et le gouvernement libanais", a affirmé M. Hariri lors d'une conférence de presse.

"La protection de tout lieu au Liban est de la responsabilité du gouvernement libanais", a-t-il souligné.

M. Hariri a insisté sur la nécessité d'"une solidarité arabe" avec le Liban "pour faire face à ces menaces", affirmant que M. Moubarak lui avait fait part du soutien de l'Égypte.

La semaine dernière, M. Hariri avait dit craindre "une intervention israélienne" au Liban, après la récente multiplication de survols du territoire libanais, dans un entretien avec le journal Le Monde.

Le ministre israélien sans portefeuille Yossi Peled a récemment estimé qu'une nouvelle confrontation entre Israël et le Hezbollah était à terme inéluctable.

Le conflit qui a opposé à l'été 2006 Israël au Hezbollah a fait plus de 1.200 tués côté libanais, en majorité des civils, et 160 du côté israélien, surtout des militaires.

Interrogé en outre sur les armes des groupes palestiniens au Liban, M. Hariri a déclaré que "les armes palestiniennes hors des camps doivent être sous le contrôle de l'État".

Les armes du Fateh el-Intifada et du Front populaire de libération de la Palestine-commandement général (FPLP-CG), deux mouvements palestiniens radicaux qui ont leur siège à Damas et leurs bases militaires dans l'est du Liban, constituent un sujet épineux entre Beyrouth et Damas.

Le chef du Fateh el-Intifada a récemment indiqué que ces mouvements restaient attachés à leurs armes.

Quant à la question des 26 hommes accusés en Égypte d'avoir projeté des attentats sur le territoire égyptien pour le compte du Hezbollah, "elle est examinée par la justice égyptienne que nous respectons. Nous considérons cette affaire comme strictement égyptienne", a affirmé M. Hariri.

"Nous prenons au sérieux les menaces israéliennes. Toute menace contre toute partie du territoire libanais, que ce soit dans le sud, la Békaa, la Dahié (banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah) ou tout endroit au Liban est une menace contre le Liban tout entier et le gouvernement libanais", a affirmé M. Hariri lors d'une conférence de presse.
"La protection de tout lieu au Liban est de la responsabilité du gouvernement libanais", a-t-il souligné.
M. Hariri a insisté sur la nécessité d'"une solidarité arabe" avec le Liban "pour faire face à ces menaces", affirmant que M. Moubarak lui avait fait part du soutien de l'Égypte.
La semaine dernière, M. Hariri avait dit craindre "une intervention israélienne" au Liban, après...