Accompagné du ministre de l'Intérieur, Ziyad Baroud, il s'est tout de suite rendu auprès des parents des victimes pour les réconforter, les assurer de son soutien et leur promettre que les opérations de secours se poursuivront d'arrache-pied.
Dans une conférence de presse qu'il a tenue avant de partir, il a fait état des contacts entrepris par les autorités libanaises afin d'optimiser les opérations de secours. M. Hariri a aussi souligné que les efforts se concentrent sur la recherche de survivants, précisant qu'une équipe de plongeurs a été envoyée pour rechercher spécifiquement la boîte noire de l'appareil qui permettra de savoir ce qui s'est réellement passé.
Sur un ton ému, M. Hariri a affirmé comprendre la détresse des parents des victimes. « Personne ne peut imaginer la difficulté de ces moments. Peut-être que ceux qui ont perdu des êtres chers peuvent comprendre », a-t-il dit, avant d'inviter les médias à être à la hauteur de leurs responsabilités et à compatir avec les familles qui ignorent le sort de leurs proches.
Le chef du gouvernement a assuré que l'État souhaite connaître les causes du crash et qu'il fera preuve de transparence à ce sujet.
À une personne qui lui demandait quand la MEA commencera à assurer des liaisons aériennes vers les pays de l'émigration, il a répondu en précisant que l'avion sinistré est un Boeing 737, « soit un des plus modernes et même plus moderne que les appareils de la MEA ».
Prié de dire pourquoi l'État a sollicité une aide étrangère, M. Hariri a insisté sur le fait que la mer était particulièrement démontée et que la tempête était trop forte « alors que le Liban ne possède pas des navires équipés pour ce genre de mission ». « Tous les États sollicitent l'aide d'autres pays dans ce genre de situation. Pourquoi faut-il qu'on soit différent ? Le Brésil a bien sollicité l'aide de Paris quand un avion d'Air France s'est écrasé au-dessus de l'Atlantique. Ce qui nous importe, c'est de trouver les personnes portées disparues », a-t-il souligné.

