Moawad : La déconfessionnalisation politique viendra à bout de la démocratie
OLJ /
le 23 janvier 2010 à 00h50
L'ancienne députée Nayla Moawad s'est rendue hier à Bkerké où elle s'est entretenue avec le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, pour discuter de la question de l'abolition du confessionnalisme politique, projet qui fait l'objet « d'un grand nombre de réserves et d'un refus de la part des alliés chrétiens du président de la Chambre Nabih Berry ». Après avoir déjeuné à la table du patriarche, Mme Moawad s'est dit « surprise par l'insistance du président Nabih Berry sur le sujet de l'abolition du confessionnalisme politique ». « Si cette proposition est appliquée, a déclaré Mme Moawad, elle n'abolira pas le confessionnalisme, mais elle viendra à bout de la démocratie au Liban parce que nous passerons d'une démocratie, au sein de laquelle il existe une minorité et une majorité qui reflètent la diversité et la coexistence qui prévalent au Liban, à une majorité communautaire et une minorité communautaire, et cela n'est rien d'autre qu'un irrespect total du régime libanais et de la diversité » dans le pays. « Constitutionnellement, le président Berry n'a pas le droit de faire une telle proposition car elle incombe au Parlement et non à son président », a souligné Mme Moawad. « De plus, la Constitution comprend des dispositions à caractère souverainiste, qui sont beaucoup plus importantes que l'abolition du confessionnalisme et qui sont en fait prioritaires, comme le fait d'étendre la souveraineté de l'État sur l'ensemble du territoire », a-t-elle ajouté. Interrogée sur le point de savoir pourquoi M. Berry insistait tellement sur cette question, elle a répondu : « Si cette proposition était restée orpheline, nous aurions peut-être pu réfléchir à la question. Mais les propos d'Abou Moussa ont laissé croire qu'au Liban il y a une nette tendance à l'armement et que les groupuscules y sont encouragés, qu'ils soient libanais ou palestiniens, sous prétexte qu'ils combattent Israël. »
L'ancienne députée Nayla Moawad s'est rendue hier à Bkerké où elle s'est entretenue avec le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, pour discuter de la question de l'abolition du confessionnalisme politique, projet qui fait l'objet « d'un grand nombre de réserves et d'un refus de la part des alliés chrétiens du président de la Chambre Nabih Berry ». Après avoir déjeuné à la table du patriarche, Mme Moawad s'est dit « surprise par l'insistance du président Nabih Berry sur le sujet de l'abolition du confessionnalisme politique ». « Si cette proposition est appliquée, a déclaré Mme Moawad, elle n'abolira pas le confessionnalisme, mais elle viendra à...
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