Le leader des FL s’entretenant avec M. Allouche. Photo Aldo Ayoub
M. Geagea répondait aux questions des journalistes à l'issue d'un entretien avec l'ancien député Moustapha Allouche (Courant du futur), membre du secrétariat général du 14 Mars.
Il a indiqué ne pas savoir si le chef du PSP, Walid Joumblatt, allait participer ou non à ce rassemblement et a souligné que chaque formation décidera elle-même du niveau de sa participation.
M. Allouche a, de son côté, assuré que la commémoration s'annonce « prometteuse », soulignant que « l'occasion est devenue nationale et va au-delà des positionnements politiques et des changements ».
Il a, en outre, réaffirmé l'unité du 14 Mars et souligné que cette alliance « reste présente dans les cœurs et les consciences des gens ».
Interrogé sur les déclarations du responsable palestinien prosyrien Abou Moussa, M. Geagea a réclamé une position officielle du gouvernement à ce sujet, « nul n'ayant le droit de se comporter comme si le Liban était une terre sans propriétaire et sans État souverain ».
« Aujourd'hui, après 25 ans de disparition, Abou Moussa nous surprend par ses déclarations au sujet des armes hors des camps, sachant qu'il n'a aucune fonction officielle et que ses propos ne signifient rien du tout », a ajouté le chef des FL.
M. Allouche a pour sa part souligné que « la longue disparition d'Abou Moussa de la scène politique avait, fort heureusement, allégé le poids des problèmes sur les scènes palestinienne et libanaise ».
« La question des armes palestiniennes hors des camps est tranchée depuis 2006. Aucun Libanais ne se pose des questions à ce sujet. L'affaire est discutée avec la direction syrienne sans qu'il ne soit tenu compte de ce qu'a dit Abou Moussa », a-t-il ajouté.
S'agissant des élections municipales, prévues au printemps prochain, M. Geagea a estimé « nécessaire » de proposer une réforme de ce scrutin et que les FL sont en règle générale « favorables à des remises en question de toutes les lois ».
« Cependant, a-t-il ajouté, je ne comprends pas comment on pourrait procéder à des amendements d'une telle ampleur alors que nous sommes à une date rapprochée de celle du scrutin et que ces amendements nécessitent beaucoup de discussions. »
« D'ici à ce que l'on parvienne à un accord, l'échéance municipale sera derrière nous », a-t-il dit.
« Il faut respecter les délais constitutionnels », a poursuivi le chef des FL, affirmant craindre que « derrière les propositions d'amendements ne se cache une volonté d'ajourner le scrutin. »
Enfin, au sujet de la relance par le président de la Chambre, Nabih Berry, de la question de l'abolition du confessionnalisme politique, M. Geagea a noté que « la majorité des blocs parlementaires ont estimé à plusieurs reprises que cette proposition n'était pas opportune à l'heure actuelle ».
« M. Berry a le droit de proposer ce qu'il veut, mais nous considérons que son insistance à ce sujet vise à chatouiller une majorité de Libanais sans autre espoir que d'aggraver les crispations dans le pays. »


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