Le chef du PSP s'est ensuite interrogé sur l'opportunité de lier ce dossier aux armes de la Résistance, « qui fait l'objet d'un débat calme au sein de la commission nationale de dialogue ».
Il s'est par ailleurs arrêté sur certaines critiques formulées à l'encontre de la réconciliation interdruze de Choueifate, qu'il a vigoureusement défendue. Pour M. Joumblatt, cette réconciliation, « réalisée en dépit de certaines difficultés, a confirmé la coexistence, la liaison historique, la lutte commune et l'alliance des armes entre la banlieue, Beyrouth et la Montagne, qui a pu faire échec, entre autres, à l'accord du 17 Mai ».
« Certains auraient mieux fait d'éviter les dérapages verbaux », a ainsi commenté le chef du PSP.
Selon lui, la « vallée des loups » comprend également « ceux qui détruisent systématiquement les anciennes maisons libanaises pour ériger à leur place des tours de béton et de ciment ». M. Joumblatt a déploré dans ce cadre l'inertie de la municipalité de Beyrouth et du ministère de la Culture avant de signaler que « les loups déracinent également les chênes et les vieux oliviers de Rachaya, de Hasbaya et du Akkar pour en faire du charbon ou pour vendre le bois à une importante compagnie commerciale de Beyrouth ».
« Nous nous attendons dès maintenant à de nouvelles attaques des loups libanais, lorsque le dossier de la privatisation sera ouvert. Ils s'efforceront d'obtenir la vente des services publics et d'autoriser des multinationales à les acquérir, au lieu d'étudier les moyens optimaux qui permettront de développer certains secteurs à condition que l'État en reste le propriétaire », a poursuivi M. Joumblatt.


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