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Liban

Joumblatt : Pour préserver la paix civile, je suis prêt à tout sacrifier

Le leader druze caressant son chien durant l’interview accordée à l’AFP. Joseph Eid/AFP

Walid Joumblatt estime être proche d'une réconciliation avec la Syrie, son ancien ennemi juré, balayant d'un revers de main toute critique sur cette nouvelle volte-face.
« Je pense que les trois quarts de la route de Damas sont ouverts », a-t-il ainsi déclaré lors d'une interview avec l'AFP recueillie par Jocelyne Zablit, dans sa résidence de Moukhtara. « Reste le geste final qui dépend du moment propice », a-t-il ajouté.
Walid Joumblatt essuie le feu roulant des critiques depuis qu'il a pris ses distances en août 2009 par rapport à l'Alliance du 14 Mars. Le leader druze, qui avait contribué à mettre sur pied cette coalition et qui fut un virulent critique de Damas après l'assassinat de Rafic Hariri en février 2005, s'est rapproché du camp emmené par le Hezbollah, lequel est soutenu par Damas et Téhéran. Ce revirement survient au moment où la Syrie sort de son isolement international et améliore ses relations avec Washington, avec en toile de fond le rapprochement entre Damas et Riyad, deux figures-clés dans la région.
Pour Walid Joumblatt, cette volte-face est essentielle pour préserver la paix et éviter les violences confessionnelles. « Pour préserver la paix civile, je suis prêt à tout sacrifier, même si mes décisions ne sont pas populaires. On doit nager des fois à contre-courant ou marcher en sens inverse », a-t-il lancé.
Jugeant que les événements de mai 2008 ont sonné comme un rappel à la réalité, le Liban s'étant alors retrouvé au bord d'une nouvelle guerre civile avec une centaine de morts dans des combats entre le Hezbollah et ses alliés, d'une part, et les partisans du PSP et ceux de Saad Hariri, d'autre part, Walid Joumblatt affirme qu'« on a presque abouti à une guerre sectaire entre druzes et chiites, évitée de justesse par miracle », parlant là de « choc psychologique ».
Rappelons qu'au fil des ans, le chef du PSP s'est attiré l'admiration des uns et le mépris des autres pour son habilité à naviguer sans dommage entre les écueils de la politique libanaise et à se retrouver du bon côté. Selon les observateurs, il cherche avec ce rapprochement avec la Syrie à occuper une place centrale entre les deux principaux camps politiques pour assurer sa survie et celle des druzes.
Walid Joumblatt a toutefois reconnu que les mots très durs qu'il a eus contre la Syrie en 2007 constituent un obstacle. Il avait notamment qualifié le président syrien Bachar el-Assad de « dictateur de Damas », de « sauvage », de « produit d'Israël », de « menteur » et de « criminel ».
Walid Joumblatt estime être proche d'une réconciliation avec la Syrie, son ancien ennemi juré, balayant d'un revers de main toute critique sur cette nouvelle volte-face.« Je pense que les trois quarts de la route de Damas sont ouverts », a-t-il ainsi déclaré lors d'une interview avec l'AFP recueillie par Jocelyne Zablit, dans sa résidence de Moukhtara. « Reste le geste final qui dépend du moment propice », a-t-il ajouté.Walid Joumblatt essuie le feu roulant des critiques depuis qu'il a pris ses distances en août 2009 par rapport à l'Alliance du 14 Mars. Le leader druze, qui avait contribué à mettre sur pied cette coalition et qui fut un virulent critique de Damas après l'assassinat de Rafic Hariri en...
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