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Liban - Citoyen Grognon

Nul n’est à l’abri

La petite République d'Haïti souffre cruellement après le violent séisme qui a ravagé, mardi, sa capitale Port-au-Prince. Les images véhiculées par les médias sont insoutenables. Morts et vivants cohabitent dans les ruines d'une capitale complètement broyée. Au milieu des décombres, les Haïtiens pleurent leurs morts et disparus. Ils tentent aussi, avec les moyens du bord, souvent dérisoires, de se mobiliser pour retrouver leurs proches, sauver des vies ou organiser leur propre survie. Mais le chaos règne encore et tout n'est qu'improvisation. La catastrophe est d'une telle ampleur ! Les hôpitaux sont détruits. Les scènes de pilage se multiplient. On entend même des tirs dans la capitale. Hagards et démunis, des centaines de milliers d'habitants vivent un véritable cauchemar, dans l'attente que s'organise l'aide internationale. Après avoir supporté les dictatures, la misère, les inondations, les ouragans, les épidémies, le pays le plus pauvre du continent américain traverse une nouvelle tragédie... Une malédiction, pour certains.
Triste actualité que l'on ne peut s'empêcher de suivre sur petit écran ou sur Internet, avec son lot d'horreurs, mais aussi de miracles. Difficile de ne pas se révolter devant l'impuissance humaine face aux catastrophes naturelles. Difficile de ne pas se sentir concerné par le malheur des Haïtiens. Difficile de ne pas se solidariser avec la petite nation des Caraïbes, presque trois fois plus grande que le Liban. Malgré ses modestes moyens, le Liban contribuera à l'aide internationale. Louable initiative.
Le calvaire d'Haïti ne manque pas de nous rappeler aux réalités de la vie, à la précarité de l'existence humaine, souvent tributaire des éléments naturels. Engoncés dans leurs problèmes endémiques, dans leurs querelles politiques, les Libanais devraient pourtant apprendre à relativiser. D'un sujet à un autre, d'un dossier à un autre, ils n'en finissent pas de se chercher noise à coups de sujets qui fâchent. Une partie aborde à peine le dossier du désarmement des milices que l'autre partie ressort la question de la déconfessionnalisation politique. Pour ne donner que cet exemple parmi tant d'autres.
Au lieu de se quereller sur des sujets qui fâchent et d'approfondir leurs divisions, les Libanais ne devraient-ils pas plutôt s'entendre sur des dossiers fédérateurs, qui leur permettraient d'aller de l'avant, de penser notamment au bien-être des citoyens, au développement social, à la paix ensuite, aussi bien interne que régionale ?
Unis, solidaires, ils n'en seraient que mieux armés face aux caprices de la nature. Car nul n'est à l'abri, indubitablement.
La petite République d'Haïti souffre cruellement après le violent séisme qui a ravagé, mardi, sa capitale Port-au-Prince. Les images véhiculées par les médias sont insoutenables. Morts et vivants cohabitent dans les ruines d'une capitale complètement broyée. Au milieu des décombres, les Haïtiens pleurent leurs morts et disparus. Ils tentent aussi, avec les moyens du bord, souvent dérisoires, de se mobiliser pour retrouver leurs proches, sauver des vies ou organiser leur propre survie. Mais le chaos règne encore et tout n'est qu'improvisation. La catastrophe est d'une telle ampleur ! Les hôpitaux sont détruits. Les scènes de pilage se multiplient. On entend même des tirs dans la capitale. Hagards et démunis,...
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