Partout dans le monde, nous avalons les énormités que l'on nous sert à longueur de mégaproductions cinématographiques, sans jamais prendre la peine de vérifier les affirmations alarmistes sur l'état de notre planète.
Jusque-là, la tendance écologique avait quelque chose de romantique qui attirait systématiquement un large public tout acquis à la cause de la défense de la nature face aux exactions humaines.
Les écolos, présentés parfois comme de tendres fous, un peu brouillons et friands d'actions tape-à-l'œil plus médiatiques qu'efficaces, avaient ça de bon qu'ils présentaient un front particulier s'opposant à la libéralisation chaotique de l'économie au détriment du respect de la nature et du droit des générations futures à jouir d'un monde au moins similaire à celui que nous avons hérité.
Nos amis verts faisaient plutôt l'objet de notre admiration lorsqu'ils triaient leurs déchets, se réchauffaient au feu de bois ou roulaient à vélo. Écolos donc, mais surtout folklos, ils se contentaient de se démarquer du conformisme universel avec force et conviction.
Toutefois, quoique planétaire, leur mouvement est resté somme toute relativement marginal, comparé à la tendance mondiale qui a poussé les sociétés vers un modèle consumériste à l'appétit (et au physique) toujours plus gros.
À présent, être vert n'est plus un choix de vie, c'est devenu une appartenance à un courant politique de plus en plus populaire, les dernières élections européennes de 2009 ont permis aux citoyens de l'Union résidant en France, pour ne prendre que cet exemple, d'afficher clairement leur volonté de voir accéder au poste de député européen les candidats des listes écologiques.
Ceux-ci ont récolté, toutes tendances confondues (Europe écologie et Alliance écologiste indépendante), plus de 20% des suffrages face à un timide 27% de l'UMP, parti de droite au pouvoir, et à un recul historique du Parti socialiste.
Le déclin de l'alternative idéologique au libéralisme depuis 1989 a permis à une nouvelle tendance de prendre vertement la place laissée vide par la chute du grand méchant rouge. C'est bien connu, la nature a horreur du vide.
L'un des chantres de ce virage au vert en France, Daniel Cohn-Bendit, connu en mai 1968 sous le nom de Dany le Rouge et qui, depuis ces élections européennes, mérite son nouveau surnom de Dany le Vert, est une preuve concrète de cette mutation politique profonde qu'observent les sociétés occidentales.
Si leur cause paraît noble, doit-on pour autant prendre pour argent comptant leurs déclarations tonitruantes sur des sujets qui ne font pas l'unanimité, y compris dans les cercles scientifiques ?
Abordons le sujet du réchauffement climatique par exemple. Il est devenu de notoriété publique que ce phénomène est dû à l'activité industrielle de l'homme et que ses conséquences seront dramatiques pour l'humanité puisque, dans 50 ou 100 ans - les estimations varient -, nous observerons une augmentation globale de 2° environ, entraînant la fonte des glaciers et par conséquent l'élévation du niveau de l'eau qui finira par engloutir de nombreux territoires.
Faux ! rétorquent certains scientifiques.
Premièrement, rien ne permet de trancher entre le fait que le réchauffement éventuel soit dû à l'activité humaine ou celui qu'il fasse plutôt partie du cycle de vie naturel de notre planète.
Deuxièmement, cela ne s'est pas forcément traduit par une hausse de température, mais plutôt par un dérèglement du climat, à la hausse comme à la baisse, qui est observé sur notre planète depuis que les systèmes de mesure de la température existent et non uniquement depuis que les écologistes en parlent.
Troisièmement, et c'est là une aberration relevée par l'ancien ministre français de l'Éducation Claude Allègre, par ailleurs scientifique de stature internationale. Troisièmement donc, le réchauffement éventuel du climat (quelle que soit sa cause) ne se traduira pas par l'immersion de territoires en bordure de mer ou d'océan, puisque, le phénomène de densité aidant, cette masse d'eau supplémentaire sera absorbée par les océans, sans impact significatif sur le niveau de l'eau par rapport à celui de la terre ferme.
Au-delà de la multitude de contre-exemples fournis par des scientifiques attentifs au respect des principes élémentaires des méthodologies de recherche en sciences naturelles, ce qu'il faut retenir de ces détails, c'est l'importance qu'il faut accorder à l'esprit critique que nous devons commencer à cultiver face au naissant géant vert.
En effet, nous pouvons constater que des programmes de partis écologistes renouent avec certains des principes du communisme totalitaire qui, certes, paraissait être une bonne idée au cours du siècle dernier, mais dont l'application concrète n'a abouti qu'à d'avantage de misère et de recul pour les sociétés qui ont été poussées vers ce modèle politico-économique.
Ainsi, la production contrôlée et limitée, les taxes supplémentaires sur la consommation, le remplacement progressif de la main invisible par celle d'un État qui décide tout et oriente son économie vers une décroissance progressive ne représentent pas un modèle que tout amoureux de la nature a incontestablement envie de subir.
Aujourd'hui, il serait plus légitime de se soucier des centaines de millions d'individus qui souffrent de la faim plutôt que des nantis qui ont peur que leurs pistes de ski ne soient plus praticables aussi longtemps qu'ils le souhaitent.
La concentration des faisceaux médiatiques aurait logiquement dû se porter sur les résultats du Sommet mondial de Rome pour la sécurité alimentaire (boudé par la presque totalité des chefs d'État de la planète) plutôt que sur ceux à venir du Sommet mondial de Copenhague pour le climat, qui ne fera rien de plus que celui de Kyoto, si ce n'est la formalisation de nouvelles déclarations de bonnes intentions, la publication hypothétique d'obscurs objectifs chiffrés et le camouflage de desseins cachés.


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