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Liban

Aoun : L’abolition du confessionnalisme signifie la fin du régime actuel

« Il y a beaucoup de textes qui attendent d'être modifiés avant même d'entamer le processus d'abolition du confessionnalisme. » C'est ce qu'a affirmé hier le général Michel Aoun à l'issue de la réunion hebdomadaire du Bloc parlementaire du changement et de la réforme.
« L'abolition du confessionnalisme signifie la fin du régime actuel, ce qui suppose la mise en place d'un nouveau régime », a ajouté le chef du CPL. M. Aoun a indiqué à ce propos qu'il « convient avec le chef du Parlement, Nabih Berry, du fait qu'au moment de la rédaction de la Constitution, on avait bel et bien précisé que le confessionnalisme devait être circonstanciel et une phase d'exception. Mais, depuis, le confessionnalisme s'est aggravé à cause des pratiques erronées de la République. Par conséquent, nous ne pouvons l'abolir d'un trait », a insisté M. Aoun. Et de se demander s'il était possible de libérer effectivement l'individu de sa communauté en abolissant le confessionnalisme politique, indiquant au passage qu'il n'était pas personnellement pessimiste sur ce plan, et qu'il souhaitait « plus que tout la fin du confessionnalisme au Liban ».
Le général Aoun a par ailleurs affirmé qu'« à ce jour, nous ne savons pas encore exactement quelles sont les prérogatives du chef de l'État », précisant que la prérogative d'interpréter la Constitution revient, selon Taëf, au Conseil constitutionnel. « Pourquoi ont-ils donc joué avec les lois de manière à remettre cette prérogative aux mains du Parlement ? » s'est interrogé le député.
Évoquant la question des élections municipales, M. Aoun a demandé au ministre de l'Intérieur, Ziyad Baroud, d'envoyer le projet de loi sur les élections municipales avec ses amendements au Parlement afin que celui-ci puisse l'examiner et l'adopter en vue de la tenue du scrutin en temps voulu, soit au printemps prochain.
« La question du report est devenue un leitmotiv ancien et rien n'est plus important dans le pays que le renouvellement des administrations », a-t-il dit, soulignant l'importance d'organiser cette consultation électorale dans les délais prévus.

« Il y a beaucoup de textes qui attendent d'être modifiés avant même d'entamer le processus d'abolition du confessionnalisme. » C'est ce qu'a affirmé hier le général Michel Aoun à l'issue de la réunion hebdomadaire du Bloc parlementaire du changement et de la réforme. « L'abolition du confessionnalisme signifie la fin du régime actuel, ce qui suppose la mise en place d'un nouveau régime », a ajouté le chef du CPL. M. Aoun a indiqué à ce propos qu'il « convient avec le chef du Parlement, Nabih Berry, du fait qu'au moment de la rédaction de la Constitution, on avait bel et bien précisé que le confessionnalisme devait être circonstanciel et une phase d'exception....
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