Rechercher
Rechercher

Nos lecteurs ont la parole

Le monde en 2010

Nayla MERHEB

On démarre dans la vie avec un nombre d'idées préconçues sur base desquelles on essaie d'avancer. Pour la plupart, elles relèvent de l'évidence et de la lapalissade.
On commence par vouloir « être bon en classe », ensuite viennent le travail, la réussite professionnelle et enfin l'acte qui consiste à « fonder une famille ». L'ordre des priorités pourrait varier, évidemment, selon le type d'éducation reçu.
Toujours est-il que l'on s'évertue à réussir ces deux grands axes, la carrière et la famille, qui constituent principalement notre vie, chacun à sa manière. Et c'est bien de cette perpétuelle poursuite de la réussite et du succès que découlent tous les vices et les dysfonctionnements de notre monde.
C'est donc cette réussite qui, la faute en est aux réactions sociales, se traduit souvent par le pouvoir et l'argent, les deux mères de tous les vices.
De ces deux maux émanent corruption, arrivisme, mensonges, vols, crimes, envie, jalousie et bien d'autres.
Quant à la réussite familiale, elle devrait être à l'origine d'une union issue d'un amour vrai et sincère. Malheureusement, elle est devenue, particulièrement au sein d'une société et d'un pays tels que les nôtres, un but en soi. Il ne s'agit donc plus de trouver l'Amour avec un grand A, de fonder une famille et de vivre heureux, mais plutôt de garantir une certaine « assurance-vie ».
Il m'est souvent venu à l'esprit de me dire que je suis née à la mauvaise époque et que je n'appartiens pas à l'ère d'aujourd'hui, celle de l'Internet, des téléphones et de toutes ces technologies qui contribuent également à la destruction de ces valeurs.
La technologie, parlons-en, ce cyclope, épatant et effrayant a la fois, qui a été pleinement créé, développé et perfectionné par le génie humain. La mondialisation a longtemps été sujette, sur le plan économique et social, à des diabolisations, critiques, manifestations, et mouvements contestataires. Cependant, on oublie souvent d'en évaluer les répercussions sur le plan personnel qui ont, pourtant, été tout aussi néfastes.Les téléphones portables, les messages, l'Internet, les e-mails, ainsi que le nouveau-né, le « BBM », tous ces moyens de communication faciles constituent, à eux seuls, une incitation ou un appel à la tentation, à la dérive et au mensonge.
N'existerait-il pas un meilleur moyen de rendre l'accessibilité plus accessible et l'impossible, possible ? D'omettre toute barrière à l'intimité et à l'exclusivité et de taire tous les interdits ?
Le monde d'aujourd'hui, souvent critiqué pour la disparition de ses valeurs et de ses principes, est le résultat du travail de l'homme et d'une définition confuse, qu'il s'est créée avec le temps, du bonheur et de la « vie rêvée », dont lui-même a tendance à oublier les vrais fondamentaux.

 

Nayla MERHEB

On démarre dans la vie avec un nombre d'idées préconçues sur base desquelles on essaie d'avancer. Pour la plupart, elles relèvent de l'évidence et de la lapalissade.On commence par vouloir « être bon en classe », ensuite viennent le travail, la réussite professionnelle et enfin l'acte qui consiste à « fonder une famille ». L'ordre des priorités pourrait varier, évidemment, selon le type d'éducation reçu.Toujours est-il que l'on s'évertue à réussir ces deux grands axes, la carrière et la famille, qui constituent principalement notre vie, chacun à sa manière. Et c'est bien de cette perpétuelle poursuite de la réussite et du succès que...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut