Le patriarche de Cilice des arméniens-catholiques Mgr Nerses Bedros a adressé hier son message de Noël aux croyants. En voici quelques extraits. Mgr Bedros a souligné que, « comme le dit saint Paul, nous vivons actuellement une période d'attente, nous attendons le deuxième avènement du Christ qui viendra à la fin du monde pour juger chacun de nous et récompenser ses disciples fidèles ». « Dans son message général intitulé "Nous avons reçu le salut grâce à l'espérance", le pape Benoît XVI a indiqué que la science est bonne pour l'homme, mais elle ne peut pas le sauver parce qu'il n'y a que l'amour qui puisse sauver l'homme », a rappelé Mgr Bedros, notant qu'à « l'occasion de Noël, le Christ nous donne à nouveau l'espérance pour qu'on puisse vivre dans la paix et la joie, et ce malgré nos erreurs quotidiennes et celles des autres, et malgré les tristes nouvelles qui nous parviennent de par le monde à cause de l'injustice des hommes ». Mgr Bedros a estimé que « nous pouvons vivre en paix avec nos amis et même avec ceux qui nous veulent du mal, car les saints nous le confirment, et qu'il y a beaucoup de chrétiens aujourd'hui qui constituent un bon exemple dans ce domaine ».
Se posant la question : « Où l'on peut trouver la base de notre espérance chrétienne ? », Mgr Bedros a indiqué que « nous ne pouvons pas la trouver dans notre faiblesse humaine. Dans ce cas, chaque être humain aurait trouvé ce qu'il imagine être son bonheur à travers la science, l'argent et sa force personnelle. Or la vie nous prouve le contraire, car ni les rois, ni les riches, ni les intelligents n'ont pu parvenir au bonheur qu'ils attendent ». « Jésus est venu nous donner ce dont nous avons besoin pour avoir la paix de l'espoir et la joie du cœur. La base de notre espérance est l'amour de Jésus qui donne à l'homme une espérance qui n'est jamais déçue et qui n'est pas ébranlée par la peine ou les difficultés », a-t-il ajouté.
« Nous pouvons déduire que ceux qui se sont éloignés de Jésus et de l'Église ne peuvent pas avoir cette espérance ; ils sont tristes même s'ils ne le montrent pas », a indiqué le patriarche arménien-catholique. « Le Seigneur donne à ceux qui croient en lui une véritable joie, alors que ceux qui sont loin de lui vont vers le désespoir. Jésus est devenu humain et nous a aimés d'une façon indescriptible », a-t-il ajouté.
Mgr Bedros a souligné en conclusion que « Noël ravive en nous l'espérance de Jésus ; cette espérance n'est pas fictive, c'est une réalité consolidée par la promesse de Jésus ressuscité. L'être humain est la seule créature qui a le choix de refuser ou d'accepter le Christ, c'est lui qui peut éteindre la flamme de l'espérance en s'éloignant de son créateur ; c'est pour cette raison que Jésus frappe toujours à la porte de notre cœur pour qu'on le laisse entrer et qu'il nous donne la vie, la joie et le bonheur ».
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