Le président syrien recevant Christine Lagarde à Damas, hier. AFP Photo/HO/Sana
« La visite s'inscrit dans un développement de la relation entre la France et la Syrie qui veulent rattraper le temps perdu », a affirmé Mme Lagarde lors d'une conférence de presse avec le vice-Premier ministre syrien pour les Affaires économiques Abdallah Dardari.
« Nous avons tenté d'évacuer les contentieux, les obstacles et les difficultés liés à un passé dont nous souhaitons tourner la page », a-t-elle poursuivi.
Après une période de brouille, les relations entre la France et la Syrie se sont réchauffées depuis que le président syrien Bachar el-Assad s'est rendu en juillet 2008 au sommet de l'Union pour la Méditerranée (UPM) à Paris, à l'invitation du président français Nicolas Sarkozy.
« Nous avons décidé, dans les domaines de l'énergie et du transport, d'établir les fondements d'une relation qui s'inscrit dans la durée », a indiqué Mme Lagarde, accompagnée d'une trentaine de chefs d'entreprise français.
À l'occasion de cette visite, les deux pays ont signé un protocole d'accord sur un projet de métro à Damas. Selon ce document, la France s'engage à trouver les financements nécessaires au projet qui pourrait s'élever à 250 millions d'euros.
Par ailleurs, l'Union maritime et fluviale Marseille-Fos (UMF) et la Chambre maritime syrienne ont conclu un accord de coopération pour « un meilleur développement du commerce entre la Syrie et Marseille ».
En réponse à une question, Mme Lagarde a en outre affirmé avoir évoqué dans ses entretiens à Damas « l'opportunité de finaliser l'accord d'association (Syrie/UE) dans l'intérêt des deux parties ».
Damas a reporté à une date indéterminée la signature d'un accord d'association proposé par l'UE le 26 octobre, réclamant une période de réflexion.
Mme Lagarde a été reçue par le président Bachar el-Assad puis par le Premier ministre Mohammad Naji Otri.
Elle est attendue aujourd'hui au Liban.

