M. Hariri a rappelé à cette occasion les conclusions de l'étude internationale sur le changement climatique. Il en ressort que « l'impact du changement climatique sur notre planète, nos peuples et notre nature est beaucoup plus grave que toutes les estimations. Toutes les indications démontrent qu'il est grand temps de se mobiliser », a-t-il souligné. Il a ensuite choisi d'attirer l'attention de l'assistance en rappelant que « ceux parmi vous qui connaissent le Liban savent qu'il s'agit d'un petit pays montagneux et vert qui se situe sur la rive est de la Méditerranée ». Et d'ajouter : « L'impact du changement de climat sur le Liban est énorme. Une récente étude démontre que le pays va subir une augmentation de température de deux à cinq degrés Celsius d'ici à la fin du siècle. Cela aura pour effet d'augmenter la demande en eau, et le secteur agricole en sera inévitablement affecté. » Saad Hariri a précisé que la plaine de la Békaa avait autrefois été le grenier de l'Empire romain dans son ensemble et que cette région qui souffre aujourd'hui d'une grande pauvreté sera très vulnérable au changement climatique. Il a aussi affirmé que la cité de Byblos est menacée par la montée du niveau de la mer, alors que cette ville est l'une des plus vieilles du monde et qu'elle est classée par l'Unesco patrimoine mondial de l'humanité. « Même les cèdres du Liban, qui ont servi à la construction du temple de Salomon et qui sont notre emblème national, risquent de disparaître à cause du réchauffement climatique », a-t-il renchéri.
« Pour toutes ces raisons, nous sommes engagés dans la bataille mondiale contre le réchauffement climatique. Nous œuvrerons au niveau national pour contribuer à la baisse des émissions des gaz à effet de serre en prenant une série de mesures adéquates. Nous avons choisi de nous engager à atteindre le taux de 12 % dans l'utilisation des énergies renouvelables. Partant de là, nous attendons le soutien des pays avancés pour mettre en œuvre toute une série de projets », a conclu le Premier ministre.

