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Liban - Beyrouth-Damas

Hariri « très prochainement » en Syrie, mais toujours aucun indicateur concret

« Nous voulons instaurer de véritables relations avec la Syrie », a affirmé hier Saad Hariri après une rencontre avec Ban Ki-moon. Les deux hommes ont également abordé le dossier du tribunal spécial et celui de la 1701.
De Copenhague, le Premier ministre Saad Hariri a indiqué hier que sa visite à Damas aura lieu « très prochainement, si Dieu le veut ». « Nous voulons instaurer de véritables relations avec la Syrie, des relations qui soient bénéfiques aux deux pays et aux deux peuples, libanais et syrien, fondées sur la franchise et l'honnêteté. Nous percevons ces relations de manière très positive », a ainsi fait valoir le Premier ministre, après une réunion de 30 minutes avec le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, à laquelle ont notamment pris part l'ambassadeur du Liban auprès des Nations unies, Nawwaf Salam, le directeur de cabinet du Premier ministre, Nader Hariri, et ses conseillers Mohammad Chatah et Hani Hammoud. « Le Liban fait partie de la Ligue arabe, et il y a de nombreuses réconciliations qui sont en train d'avoir lieu en son sein dans l'intérêt des Arabes. Il y a également une grande confrontation entre les Arabes et Israël, et nous devons resserrer les rangs et adopter une position unifiée dans ce domaine car Israël tente en permanence de créer des dissensions entre les différents pays arabes. Nous devons protéger notre arabité et le Liban en premier lieu, et pour cela, il faut instaurer de véritables relations avec la Syrie », a affirmé M. Hariri.
Toutefois et plus pratiquement, rien ne laissait deviner hier une quelconque intention syrienne de lancer une invitation officielle à l'adresse de M. Hariri. Une source ministérielle n'excluait pas en outre que le Premier ministre discute de l'éventuelle visite qu'il effectuerait en Syrie en Conseil des ministres après son retour de la capitale danoise. La source poursuit en indiquant qu'il n'y a aucune raison d'entretenir le flou autour de ce déplacement puisque, dès qu'il y aura « une invitation officielle, elle sera mise à la disposition de l'opinion publique ». Pour l'instant, la date n'a donc toujours pas été fixée, et selon la source précitée, « les discussions politiques qui entourent cette visite sont inquiétantes », surtout lorsqu'elles émanent des pôles de la minorité et qu'elles donnent l'impression de poser des conditions préalables à la visite, ajoutant que « même si le Liban et la Syrie ont des relations privilégiées, cela ne veut pas dire que leurs ambassades ne doivent pas travailler, surtout qu'un accord entre les présidents syrien et libanais a été passé pour que les procédures diplomatiques soient respectées par les deux pays ».
Concernant le Tribunal spécial pour le Liban et à la question de savoir si les discussions avec le secrétaire général de l'ONU avaient porté sur ce dossier, M. Hariri a répondu par l'affirmative et précisé que le tribunal suit son cours. « Le procureur général se trouvait au Liban, il a bien relevé les progrès accomplis, et cela est important pour les Libanais. Nous réitérons ce que nous avons déjà dit par le passé : nous voulons la justice, et rien de plus. Nous voulons la vérité et la justice. Celle-ci est bénéfique pour le Liban et tous les Libanais, elle est revendiquée par tous en permanence », a-t-il expliqué.

La 1701 et Israël
« Nous avons discuté de la 1701, et j'ai fait part de nos protestations au secrétaire général face aux violations israéliennes quotidiennes de la souveraineté libanaise. Je lui ai dit que c'était une situation inadmissible. Nous faisons face à des menaces israéliennes quotidiennes après la formation du gouvernement », a aussi indiqué le Premier ministre. « Nous nous efforçons de mettre en application la 1701, a-t-il ajouté en réponse à une question, et nous estimons d'autre part que les menaces israéliennes sont sérieuses, mais nous comptons sur l'ONU et les nations amies pour qu'elles dissuadent Israël d'entreprendre une éventuelle offensive militaire contre le Liban ». Il a poursuivi en indiquant qu'Israël « doit sortir du cercle vicieux dans lequel il se trouve actuellement car, en ce qui concerne le processus de paix, il ne désire faire de progrès ni au niveau palestinien, ni au niveau syrien, ni sur aucun autre plan ».
Dénonçant la politique de l'usure et de la fuite en avant de l'État hébreu, M. Hariri a réaffirmé le refus arabe de cette tactique, « exprimé en 2002 ». Évoquant la décision d'une cour britannique qui a lancé un mandat contre l'ancienne Premier ministre israélienne Tzipi Livni, il a indiqué qu'il s'agissait là d'une « première » qui prouve que « le monde a changé, et qu'Israël est au pied du mur et qu'il lui est désormais nécessaire d'agir ». « En ce qui nous concerne, nous devons protéger le Liban des tiraillements, et c'est ce dont nous avons parlé avec le secrétaire général », a-t-il conclu.
Il convient de souligner que Saad Hariri s'est également entretenu en marge du sommet de Copenhague avec le président vénézuélien, Hugo Chavez, ainsi qu'avec son homologue norvégien, Jens Stoltenberg. Il a d'autre part eu un entretien téléphonique avec son homologue italien, Silvio Berlusconi, au cours duquel il a condamné l'agression dont ce dernier a été victime. Les deux hommes ont convenu de se réunir ensemble prochainement puisque M. Berlusconi n'a pas pu se rendre à Copenhague.
M. Hariri a en outre reçu de la part du représentant marocain une invitation à se rendre au Maroc et s'est réuni avec le représentant du roi de Jordanie, Hamza ben Hussein. En fin d'après-midi, il a discuté avec la directrice du Programme des Nations unies pour le développement, Helen Clark, et l'a remerciée pour l'aide apportée au Liban par le PNUD en vue de la tenue des prochaines élections municipales.
De Copenhague, le Premier ministre Saad Hariri a indiqué hier que sa visite à Damas aura lieu « très prochainement, si Dieu le veut ». « Nous voulons instaurer de véritables relations avec la Syrie, des relations qui soient bénéfiques aux deux pays et aux deux peuples, libanais et syrien, fondées sur la franchise et l'honnêteté. Nous percevons ces relations de manière très positive », a ainsi fait valoir le Premier ministre, après une réunion de 30 minutes avec le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, à laquelle ont notamment pris part l'ambassadeur du Liban auprès des Nations unies, Nawwaf Salam, le directeur de cabinet du Premier ministre, Nader Hariri, et ses...
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