Maintenant que le but a été atteint, et après avoir essayé la manière forte qui ne leur a pas réussi, ils jouent le compromis avec les autres communautés religieuses pour jouir du nombre prioritaire. Nous voilà arrivés au summum des concessions qu'ils pensent pouvoir obtenir.
1) Déconfessionnalisation politique
Cela suppose une suite logique à des élections supposées démocratiques où le candidat ayant obtenu le plus grand nombre de voix serait élu. Résultats normaux attendus : 70 % de ce Parlement obéirait à la loi du nombre.
Nous n'avons aucun reproche à faire à une communauté qui compte de nombreuses personnalités qui font honneur au Liban. Hélas, ils représentent la majorité silencieuse de cette communauté. Les autres sont les partis au pouvoir qui veulent garder leurs armes et offrir sur un plateau d'argent le pouvoir à leur communauté par l'option démocratique. Devant l'opinion politique internationale, ce seront des élections en principe libres qui porteront au pouvoir les heureux élus. La République islamique est une épopée à plusieurs étapes.
2) L'armée libanaise
Dans son dernier discours, sayyed Hassan Nasrallah a trouvé une solution au problème des milices du Hezbollah : les intégrer dans l'armée. Voici enfin le dernier bastion du libanisme multiconfessionnel tomber dans les bras d'une majorité qui saura, au moment opportun, faire le choix des chefs.
Que reste-t-il au peuple qui veut continuer à vivre en bonne entente entre toutes ses composantes ?
Triste fin pour notre Liban et pour tous ces martyrs, morts pour que ce pays continue à vivre.
Je demande à tous les Libanais sincères qui aiment ce pays d'ouvrir enfin les yeux et de dire : arrêtez ce massacre et cette mainmise sur le seul pays démocratique du Moyen-Orient. Nos enfants ont le droit de continuer à vivre sur la terre de leurs ancêtres.


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