L'ancien chef de gouvernement, Fouad Siniora, et le ministre d'État, Adnane Kassar, ont tous deux souligné l'importance du nombre de voix obtenues par la nouvelle équipe ministérielle. M. Siniora a mis l'accent sur la nécessité d'une « coopération constructive et positive entre les membres du gouvernement ». De son côté, M. Kassar a estimé que le débat de confiance a « constitué une occasion pour réaffirmer l'importance du système démocratique et du dialogue dans le cadre des institutions constitutionnelles ».
Pour le député Ammar Houri, le vote au Parlement constitue « un tournant dans la vie politique ». Il s'est dit persuadé que le gouvernement s'attaquera en premier aux dossiers qui touchent directement à la vie des Libanais, comme l'eau, l'électricité et les routes.
Pour le député de la Jamaa islamiya, Imad el-Hout, le gouvernement Hariri n'a d'autre choix que le succès, partant du principe que toutes les parties politiques doivent le soutenir.
Il a expliqué l'abstention de vote des députés de la Jamaa islamiya, à laquelle il appartient, par les pressions exercées sur le Premier ministre, Saad Hariri, avant la formation de son équipe. « La Jamaa islamiya a désigné M. Hariri pour présider le gouvernement et sa confiance en lui reste la même. Mais durant le processus de formation du gouvernement, de nombreuses pressions ont été exercées sur lui. Parallèlement, on a essayé d'imposer de nouveaux usages anticonstitutionnels de nature à rendre le processus de formation du gouvernement difficile à l'avenir et à soumettre le Premier ministre désigné au chantage. C'est pour barrer la voie à toute jurisprudence et pour éviter qu'à l'avenir un mécanisme extraordinaire, même s'il est le fruit d'un fait accompli, fasse l'objet d'un vote unanime qu'on a jugé bon d'adopter cette position qui n'affecte en rien l'importance du nombre de voix obtenues par le gouvernement », a-t-il expliqué.


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