Rechercher
Rechercher

Liban

Cérémonie à l’ambassade de France

Une cérémonie a été organisée hier au Centre culturel français pour célébrer le 61e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, texte adopté à Paris le 19 décembre 1948.

Au CCF, M. Pietton levant le voile sur la plaque portant le texte de la Déclaration des droits de l’homme. Photo Ibrahim Tawil

L'ambassadeur de France, Denis Pietton, a inauguré une plaque portant le texte de la Déclaration de 1948, en présence de deux ONG récemment primées par la France. Il s'agit de l'Association pour la protection de l'enfant de la guerre (APEG), lauréate en 2008, et de l'Association libanaise pour les droits civils, mention spéciale 2005 pour sa campagne pour l'abolition de la peine de mort.
Prenant la parole, M. Pietton a souligné que « la défense des droits de l'homme constitue pour la diplomatie française et européenne une priorité de chaque instant, un élément indissociable de notre projet européen. Le ministre français des Affaires étrangères et européennes a demandé que les ambassades de France soient des ambassades des droits de l'homme. La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, qui a en France valeur constitutionnelle, représente pour nous un programme d'action jamais achevé, un appel à la vigilance permanente en France comme au plan international ».
« C'est avec humilité que nous nous disons disposés et impatients de travailler avec les nouvelles autorités de la République libanaise en faveur du respect de nos valeurs communes. Les défis sont nombreux : égalité homme-femme, droits des enfants, respect des droits des travailleurs migrants, abolition de la peine de mort, amélioration des conditions de vie des réfugiés », a ajouté M. Pietton.
Le diplomate a en outre annoncé qu'au début de 2010 l'ambassade lancera une série de projets relatifs au Fonds social de développement (FSD). « Les projets que nous financerons dans ce cadre s'adressent d'abord aux enfants en souffrance (victimes ou témoins de la guerre, mineurs en conflit avec la loi, victimes de maltraitance, de maladies, d'isolement, enfants handicapés). Ils s'adressent aussi aux femmes puisque nous appuierons des projets économiques locaux susceptibles d'améliorer leur situation sociale et mettant en œuvre des actions génératrices de revenu et d'emploi », a-t-il souligné en conclusion.
L'Association pour la protection de l'enfant de la guerre était représentée hier par son vice-président, le psychiatre Élio Sassine, et sa secrétaire générale, la psychologue Bahaa Yéhia.
Interrogé par L'Orient-Le Jour, le Dr Sassine a indiqué que « l'APEG est née en 1999 », mais que « le travail avec les enfants traumatisés par la guerre a commencé en 1996 suite à l'opération israélienne Raisins de la colère, grâce à un partenariat entre le ministère libanais de la Santé et le service de l'action humanitaire française ». « Ce partenariat consistait à financer des centres médico-psychologiques d'accueil de l'enfant de la guerre et de sa famille (CMP). Les premiers centres à avoir ouvert leurs portes se trouvaient à Tyr, à Saïda et à Beyrouth », a-t-il ajouté.
« En 1998, le financement français a pris fin et l'État libanais n'a pas pris le relais. Les centres connaissaient pourtant un succès croissant. En 1999, l'APEG a été créée afin d'assurer le fonctionnement des CMP par d'autres sources de financement », a précisé le Dr Sassine. « De nouveaux CMP ont ouvert leurs portes, ils se trouvent notamment à Zahlé et à Tripoli. L'équipe des CMP compte actuellement deux psychiatres, quatre psychologues, une assistante sociale et une secrétaire », a-t-il conclu.
L'ambassadeur de France, Denis Pietton, a inauguré une plaque portant le texte de la Déclaration de 1948, en présence de deux ONG récemment primées par la France. Il s'agit de l'Association pour la protection de l'enfant de la guerre (APEG), lauréate en 2008, et de l'Association libanaise pour les droits civils, mention spéciale 2005 pour sa campagne pour l'abolition de la peine de mort.Prenant la parole, M. Pietton a souligné que « la défense des droits de l'homme constitue pour la diplomatie française et européenne une priorité de chaque instant, un élément indissociable de notre projet européen. Le ministre français des Affaires étrangères et européennes a demandé que les ambassades de...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut