Dans son communiqué publié à l'issue de la réunion, le RD souligne notamment que le débat portant sur le texte de la déclaration ministérielle, aussi bien au sein du Parlement qu'à l'extérieur de l'hémicycle, a mis en évidence « l'impossibilité d'étouffer le différend fondamental qui sévit dans le pays au sujet de l'insistance du Hezbollah à préserver un arsenal militaire propre à lui qui échappe au contrôle des autorités constitutionnelles relevant de l'État libanais, même si cet arsenal a pour fonction de faire face aux agressions israéliennes ». « La majorité des Libanais, souligne le RD, estime que la défense du Liban relève essentiellement de la responsabilité de l'État libanais et que cette responsabilité ne saurait être sous-traitée à une quelconque faction, quels que soient les sacrifices qu'elle a consentis. »
Et le RD d'ajouter : « Le meilleur moyen de traiter ce différend n'est nullement de l'occulter ou de faire prévaloir la logique du fait accompli ou encore de se soumettre au rapport de forces en présence. Il faudrait plutôt admettre l'existence du différend en toute franchise et en toute objectivité, loin de toute intimidation ou de toute accusation de traîtrise. Il faudrait également réactiver le dialogue national portant sur ce dossier de manière plus efficace qu'au cours des dix-huit derniers mois. »
En conclusion, le RD a souligné que le fait de reconnaître l'existence de tels différends est susceptible de « consolider la confiance entre les factions locales et de consacrer le climat de détente et de coopération au sein du gouvernement, ce qui permettrait de plancher sur les problèmes socio-économiques et de développement auxquels sont confrontés tous les Libanais, sans exception ».


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine