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Économie - Marché De L’Immobilier

La crise de Dubaï n’affectera pas Beyrouth

L'annonce le 25 novembre dernier du rééchelonnement de la dette du conglomérat Dubai World et de sa filiale immobilière Nakheel a été un cataclysme. Triste retour à la réalité pour Dubaï qui au cours des dernières décennies avait fondé son développement économique sur l'essor des services financiers, du tourisme et de l'immobilier. La folie des grandeurs a un coût : une dette totale de 80 milliards de dollars.
Les déboires de l'émirat peuvent-ils avoir des conséquences négatives sur le marché immobilier à Beyrouth ? À court terme, il n'y a aucune crainte à avoir. Au contraire, Beyrouth peut profiter des mésaventures de son voisin pour afficher la solidité de son secteur immobilier.
En réalité, Dubaï montre au monde entier son vrai visage. Ses sociétés immobilières se sont massivement lancées dans des projets pharaoniques financés à crédit. L'émirat s'est émerveillé de ses gratte-ciel les plus élevés du monde, de ses îles artificielles et de ses immeubles à l'architecture autant ridicule que fantaisiste. Les cash-flows de ces projets étaient fortement corrélés aux prix de l'immobilier. Une fois à la hausse, les revenus anticipés augmentaient la capacité à emprunter des développeurs. La bulle immobilière était en place. Toutefois, le retournement du marché et la baisse des prix depuis la crise des subprimes en 2008 ont été fatals à ce mécanisme spéculateur.
De leur côté, les promoteurs libanais fonctionnent d'une manière plus raisonnée que ce soit pour l'achat des parcelles et pour le financement de la construction de leur projet. La majorité travaille en fonds propre en évitant de s'adresser aux banques. Les cash-flows se basent sur les préventes qui peuvent atteindre en moyenne 25 % du stock avant l'obtention des permis de construire. Il n'est plus rare de trouver des projets dont la totalité des appartements sont déjà vendus avant l'achat du terrain ou le démarrage des travaux. Un excellent moyen de sécuriser leur investissement.
De plus, contrairement à Dubaï, le marché libanais repose sur une demande concrète de la part des résidents locaux et des expatriés. Alors que les spéculateurs dominent le marché à Dubaï, ils ne représentent qu'une minorité des transactions immobilières à Beyrouth. Cela ne représente que 15 à 20 % du stock en construction et cela concerne principalement les projets du centre-ville. Plus ce taux restera limité, plus le marché sera épargné d'éventuelles crises.
Néanmoins, les problèmes de Dubaï peuvent - dans l'immédiat - affecter l'appétit d'achat de certains expatriés qui auraient perdu « quelques billes » après l'effondrement des places boursières des capitales du Golfe. D'un autre côté, cette situation pourrait encourager certains investisseurs régionaux à regarder plus attentivement le potentiel de Beyrouth et du Liban. Malgré les menaces sécuritaires récurrentes qui pèsent sur le pays, son marché immobilier repose sur de bonnes bases qui doivent être sauvegardées et rester cohérentes. La crise passagère qui secoue Dubaï est un signal d'alarme qu'il ne faut pas négliger ni ignorer.

En coopération avec : RAMCO
Tél.: 01-349910
L'annonce le 25 novembre dernier du rééchelonnement de la dette du conglomérat Dubai World et de sa filiale immobilière Nakheel a été un cataclysme. Triste retour à la réalité pour Dubaï qui au cours des dernières décennies avait fondé son développement économique sur l'essor des services financiers, du tourisme et de l'immobilier. La folie des grandeurs a un coût : une dette totale de 80 milliards de dollars.Les déboires de l'émirat peuvent-ils avoir des conséquences négatives sur le marché immobilier à Beyrouth ? À court terme, il n'y a aucune crainte à avoir. Au contraire, Beyrouth peut profiter des mésaventures de son voisin pour afficher la...
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