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Cinema- - Entre Parenthèses

« Run for Your Life »*

 On court toujours. Pour une raison personnelle et bien intime. Contrairement au film de Sydney Pollack, They Shoot Horses Don't They ?, véritable reflet de la société américaine en pleine dépression à la recherche d'un rêve évanescent, le simple exploit des Chariots de  feu va plus loin qu'une brillante victoire sportive. Elle est signe d'espoir et non de désespoir. L'essentiel dans ce triomphe, ce sont les raisons profondes qui ont mené les deux athlètes britanniques aux Jeux olympiques de Paris en 1924.
Si les participants en ce dimanche pluvieux de Beyrouth avaient un motif propre pour courir le marathon, ils formaient néanmoins un seul corps, un seul être, défiant l'adversité et le mal.
Tous ensemble contre... Le sport, c'est cette victoire sur le corps, cet effort surhumain pour sortir de l'étoffe corporelle et se rapprocher du spirituel. Une véritable communion  du genre humain. Et nul autre sport que la course ne peut illustrer cette communion des muscles contractés, des corps tendus  vers l'avant et de l'adrénaline en puissance afin d'accéder à l'inaccessible rêve.
 Bip Bib... tel était le bruit qu'émettait  le « Road Runner » des cartoons. Une course ultrarapide à travers champs et montagnes, vallées et déserts, mais un marathon individuel, narcissique. Les marathons de New York, de San Francisco sur le Golden Gate, la course effrénée des  petits badauds de Kinshasa entourant leur idole Ali, alias Will Smith,  sont par contre des images de cette collectivité prise d'un élan humain, voire surhumain, afin d'accomplir l'ultime course qui célèbre la vie.

* « Run for Your Life », série des années soixante avec Ben Gazzara.        

 On court toujours. Pour une raison personnelle et bien intime. Contrairement au film de Sydney Pollack, They Shoot Horses Don't They ?, véritable reflet de la société américaine en pleine dépression à la recherche d'un rêve évanescent, le simple exploit des Chariots de  feu va plus loin qu'une brillante victoire sportive. Elle est signe d'espoir et non de désespoir. L'essentiel dans ce triomphe, ce sont les raisons profondes qui ont mené les deux athlètes britanniques aux Jeux olympiques de Paris en 1924. Si les participants en ce dimanche pluvieux de Beyrouth avaient un motif propre pour courir le marathon, ils formaient néanmoins un seul corps, un seul être, défiant l'adversité et le mal.Tous ensemble contre... Le...
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