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Cinema- - À L’Affiche

Tendances hexagonales

Cela faisait longtemps qu'on rêvait d'un bon film français. Nous l'avons rêvé et Jacques Audiard l'a fait. « Un Prophète » sort en salle après avoir été projeté lors du Festival du film européen. Il est programmé alors qu'une autre projection de longs-métrages se déroule dans le cadre de « Point, ligne, bulle ».Un plaisir franchement « frenchie » !

Niels Arestrup en caïd corse dans « Un Prophète ».                              (DR)

Un Prophète,
de Jacques Audiard


Avec Tahar Rahim et Niels Arestrup.
Grand prix du jury à Cannes, Un Prophète de Jacques Audiard est un film à la fois sombre et lumineux qui parle de mort et de renaissance dans un milieu carcéral. Il s'agit de l'ascension d'un jeune taulard au rang de caïd. Parallèlement, l'œuvre d'Audiard confronte une ancienne génération de comédiens, notamment Niels Arestrup, à six « gueules » d'un casting nouveau. Ce grand comédien joue le rôle d'un parrain corse qui régente la vie d'une prison où, peu à peu, son clan perd le pouvoir au profit des détenus d'origine maghrébine.
Lorsque le jeune détenu de 19 ans, Malik el-Djebena, d'apparence fragile, entre  donc en prison, on ne sait rien de lui, ni de son passé ni de ses délits. La première scène s'ouvre sur une image où le comédien est couché sur le sol comme en position de fœtus. Jacques Audiard  l'a si bien exprimé par la suite : « C'est un jeune homme qui n'a pas d'histoire et qui va s'en écrire une sous nos yeux. » Et encore : « J'ai fait d'une expérience professionnelle une expérience existentielle. »
Dans un décor superbement reconstitué à l'image d'une prison où la marche des prisonniers s'apparente à une chorégraphie bien ordonnancée, Jacques Audiard dessine petit à petit la trajectoire d'un homme qui va être en charge de son propre destin. Le cinéaste a trouvé par hasard son acteur principal, Tahar Rahim, en visitant le plateau de La Commune, la série télévisée située en banlieue diffusée par Canal+.
En effet, l'histoire d'el-Djebena commence en prison. C'est là qu'il va apprendre à mourir et à se débarrasser de son ancienne peau pour renaître à nouveau. Il va tisser son réseau patiemment, au fil des années, d'abord au contact du clan corse, puis en liaison avec les prisonniers arabes. À l'image de Prison Break, le réalisateur de Sur mes lèvres et De battre mon cœur s'est arrêté a misé sur le choix des comédiens (les principaux et de second plan), car il allait faire régner cet esprit d'anonymat dans la prison. Dans le milieu carcéral, certes, les détenus ne se connaissent pas, mais ils sont aussi « personne ». Telle est l'originalité d' Un Prophète qui est là sur terre pour instaurer un ordre nouveau.

Grand cinémas abc/grand concorde/ kaslik
Un Prophète, de Jacques AudiardAvec Tahar Rahim et Niels Arestrup. Grand prix du jury à Cannes, Un Prophète de Jacques Audiard est un film à la fois sombre et lumineux qui parle de mort et de renaissance dans un milieu carcéral. Il s'agit de l'ascension d'un jeune taulard au rang de caïd. Parallèlement, l'œuvre d'Audiard confronte une ancienne génération de comédiens, notamment Niels Arestrup, à six « gueules » d'un casting nouveau. Ce grand comédien joue le rôle d'un parrain corse qui régente la vie d'une prison où, peu à peu, son clan perd le pouvoir au profit des détenus d'origine maghrébine. Lorsque le jeune détenu de 19 ans, Malik el-Djebena, d'apparence fragile, entre ...
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