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Liban

Hariri : La vie politique ne doit pas être suspendue

M. Hariri à la tribune : Il faut rétablir la face démocratique du système politique. Photo Ibrahim Tawil

À l'ouverture de la séance matinale, le Premier ministre, Saad Hariri, a donné lecture de la déclaration ministérielle. Mais avant d'entamer cette lecture, M. Hariri a prononcé une allocution dans laquelle il s'est montré lucide quant aux effets de la nature consensuelle de son gouvernement sur la démocratie et la marche des institutions.
« Il y a deux jours, un citoyen m'a demandé pourquoi il est si nécessaire de tenir des séances de débat autour de la déclaration ministérielle, puisque le vote de confiance, qui pourrait battre un record historique, est acquis d'avance », a déclaré M. Hariri.
« Cette interrogation est certes étrangère au processus institutionnel et aux règles de la démocratie parlementaire, mais dans la réalité, elle est sur les lèvres de nombreux citoyens. Il est donc nécessaire de la prendre au sérieux, dans la mesure où il s'agit du message du peuple tant au Parlement qu'au gouvernement », a-t-il noté.
« Ce message nous donne la responsabilité de réhabiliter la face démocratique de notre système politique à l'ombre d'un gouvernement qui obtiendrait la confiance de 99 % des députés présents, c'est-à-dire en l'absence du concept d'opposition », a souligné le Premier ministre.
« Il est vrai qu'il s'agit d'un cabinet de coalition nationale et qu'il est donc normal que tous les blocs lui accordent leur confiance. Mais il est vrai que ce cabinet n'a pas été formé pour que la vie démocratique soit suspendue et que la voie soit barrée à toute discussion objective autour de sa déclaration ministérielle », a-t-il ajouté.
Et de poursuivre : « Et si le Parlement est invité à sanctionner le gouvernement et à contrôler son action conformément à la Constitution, il faut savoir que nous serons tous, à l'Exécutif comme au Législatif, soumis lors des séances d'investiture à la surveillance quotidienne de l'opinion libanaise. Car c'est finalement cette dernière qui décidera du niveau de confiance qu'elle accordera au système politique. »
« Nous sommes donc devant une épreuve difficile, celle de la confiance des citoyens dans l'État et ses institutions. J'ai plein espoir que nous pourrons réussir dans cette épreuve si nous nous acquittons bien de l'exercice démocratique, si nous parvenons à appliquer la règle de la séparation des pouvoirs et si nous offrons aux Libanais, à travers ce débat sur la déclaration ministérielle, un modèle dans ce domaine », a-t-il encore dit.
« Ce gouvernement n'a qu'une seule option, réussir : réussir dans la consécration du concept d'entente nationale et dans l'action, ne plus gâcher les occasions qui se présentent pour le Liban, compenser ce qui a été raté, assurer la sécurité et la stabilité sociale et économique », a-t-il promis.
« Dans un gouvernement de coalition, le succès ne vient pas à coups de contradictions, mais lorsque la coalition porte sur les fondements et les objectifs et quand les coalisés sont tous des commis au service du Liban et de l'édification de l'État », a-t-il conclu.
À l'ouverture de la séance matinale, le Premier ministre, Saad Hariri, a donné lecture de la déclaration ministérielle. Mais avant d'entamer cette lecture, M. Hariri a prononcé une allocution dans laquelle il s'est montré lucide quant aux effets de la nature consensuelle de son gouvernement sur la démocratie et la marche des institutions.« Il y a deux jours, un citoyen m'a demandé pourquoi il est si nécessaire de tenir des séances de débat autour de la déclaration ministérielle, puisque le vote de confiance, qui pourrait battre un record historique, est acquis d'avance », a déclaré M. Hariri.« Cette interrogation est certes étrangère au processus institutionnel et aux règles...
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