Tout comme les deux places émiraties, les Bourses saoudienne, koweïtienne et qatarie ont fini dans le vert ce week-end. Karim Sahib/AFP
L'indice DFM de la Bourse de Dubaï a terminé à 1 853,13 points, en hausse de 1,18 % par rapport à sa clôture mardi, dernier jour ouvrable avant la séance d'hier. La place d'Abou Dhabi a enregistré un bond de 3,89 %, terminant la journée à 2 673,12 points, en hausse de 100,10 points par rapport à mardi.
Les deux marchés étaient restés fermés pendant quatre jours, en raison de la fête nationale des Émirats arabes unis, suivie par le week-end.
Dubaï avait clôturé en baisse de 5,61 % mardi, perdant 12,5 % de sa valeur en deux jours de réouverture, après l'annonce des difficultés financières de l'émirat. Le marché d'Abou Dhabi avait enregistré un recul de 3,5 % mardi, perdant ainsi 11,6 % de sa valeur en deux jours ouvrables.
Mais si la Bourse d'Abou Dhabi s'est raffermie pendant la journée, celle de Dubaï était volatile, son indice ayant affiché une hausse de 2,4 % à l'ouverture avant de passer dans le rouge (-2 %). Il s'est redressé en fin de séance.
« Il est surprenant que la Bourse de Dubaï remonte. Le marché ne s'attendait pas à une reprise rapide à Dubaï. Cela montre que nombre d'investisseurs sont désormais convaincus que la campagne médiatique (sur la dette de Dubaï) était exagérée », a commenté l'analyste financier d'al-Fajr Securities, Houmam al-Shamaa.
Les craintes concernant la solvabilité de Dubaï se sont intensifiées après l'annonce le 25 novembre par les autorités de l'émirat de leur intention de demander un moratoire de six mois sur la dette de son conglomérat Dubai World, estimée à 59 milliards de dollars et dont une partie (3,5 milliards de dollars) vient à maturité le 14 décembre.
Cette annonce avait perturbé pendant plusieurs jours les marchés financiers dans le monde, y compris ceux des Émirats et des autres monarchies du Golfe.
Mais les échanges d'hier laissent présager une stabilisation du marché et un retour des investisseurs dans les deux Bourses émiraties. La valeur totale des actions échangées à Dubaï a atteint 836 millions de dirhams (228 millions de dollars), contre 37,5 millions de dirhams (10,2 millions de dollars) lundi.
La valeur vedette du géant immobilier Emaar, l'un des principaux perdants en début de semaine avec une chute approchant le maximum autorisé de 10 %, a terminé hier en hausse de 3,55 % même s'il avait perdu près de 3 % à la mi-séance.
« La confiance est de retour », a indiqué à l'AFP M. Shamaa.
À la Bourse de Dubaï, seul le secteur bancaire a ouvert en baisse (-1,4 % puis -2,4 % à mi-séance) et terminé dans le rouge (-1,56 %).
À Abou Dhabi, tous les secteurs ont fermé en hausse.
« Abou Dhabi a surmonté la phase difficile (...) Dubaï semble rester encore dans l'incertitude », a estimé M. Shamaa, ajoutant : « Il semble que les investisseurs étrangers, qui sont à l'origine de la baisse à Abou Dhabi, ont retiré leurs offres de vente. »
Les autres marchés du Golfe ont suivi ce mouvement de reprise. La Bourse saoudienne, première du monde arabe en termes de capitalisation, a clôturé en légère hausse de 0,33 %, après un recul de 1 % samedi. Celle de Koweït s'est stabilisée, finissant sur un bénéfice de 0,5 %. Elle avait terminé en hausse de 0,71 % jeudi, dernier jour ouvrable.
Au Qatar, la Bourse a également clôturé en hausse de 0,34 %.


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