Après un mot de bienvenue du responsable du département de l'information des FL Nady Ghosn et une courte intervention de présentation de Melhem Riachi sur la signification et la portée du droit à la différence, M. Adwan a pris la parole pour souligner notamment que « les Forces libanaises désirent en toute sincérité écouter le point de vue de "l'autre", de même qu'elles désirent sincèrement que "l'autre" écoute aussi leur point de vue sans aucun préjugé ». « Les FL, a déclaré le député du Chouf, ont la conviction que le salut passe par une entente entre Libanais. L'acceptation de l'autre, en reconnaissant son droit à la différence, constitue le prélude à l'entente. » M. Adwan a, d'autre part, mis l'accent sur la nécessité de consolider la culture du dialogue et de l'entente, en insistant sur l'importance du droit légitime à la différence.
De son côté, M. Rached Fayed a notamment souligné que le droit à la différence va de pair avec la démocratie, précisant que ce droit doit être reconnu aussi bien à l'individu qu'à la collectivité. « Son fondement, a-t-il relevé, repose sur la connaissance et le respect de l'autre. Ce droit à la différence constitue une sorte de pont entre les individus et les collectivités. » Et d'ajouter : « Renier ce droit, au niveau politique, aboutit à des crises qui débouchent sur des crises sécuritaires, comme cela s'est produit au cours de la période passée. »
M. Fayed a, par ailleurs, souligné que l'un des aspects positifs de la réalité libanaise réside dans le fait que « ce n'est pas l'État qui s'oppose au droit à la différence, mais ce sont plutôt les Libanais qui renient aux autres ce droit à la différence dans leur vie quotidienne sur le plan politique ».
Prenant à son tour la parole, M. Hassan Khalil a déclaré que les différends qui opposent les Libanais sont d'ordre politique et ne revêtent nullement un caractère confessionnel ou religieux. Et d'ajouter qu'avant de réclamer le respect du droit à la différence au niveau de la société libanaise, il faudrait d'abord s'interroger sur le fait de savoir si ce droit est reconnu au sein des partis. « Rares sont les partis qui respectent les pratiques démocratiques », a-t-il affirmé sur ce plan.
Les interventions ont été suivies d'un vif débat qui a été axé sur le dossier des armes du Hezbollah, de nombreuses personnes présentes, essentiellement des journalistes, contestant le fait que le Hezbollah s'arroge le droit de monopoliser la résistance. Plusieurs intervenants ont déploré que le Hezbollah s'emploie à imposer ses options en raison de l'impact moral et psychologique de son arsenal militaire.


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