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Liban - Baabda

Sleiman : La diversité et le principe de parité doivent être préservés

Le chef de l'État, le président Michel Sleiman, a affirmé hier que l'abolition du confessionnalisme politique au Liban doit préserver « la diversité et le principe de la parité » entre chrétiens et musulmans au sein du Parlement.
Cette précision de taille du chef de l'État a été faite en présence d'une délégation de l'ordre des avocats, conduite par la nouvelle bâtonnière, Amal Haddad, et d'un certain nombre d'anciens bâtonniers, auquel le chef de l'État a accordé audience.
Prenant la parole, Mme Haddad a affirmé que, conformément à la tradition, le conseil de l'ordre « se met à la disposition du chef de l'État ». Exprimant le souhait de voir l'ordre des avocats, sous son mandat, contribuer « à dire le droit et à rendre justice », Mme Haddad a affirmé que son programme d'action est proche des principes du président Sleiman, notamment du serment constitutionnel : « Édification d'un État moderne et développement de la vie politique ; promulgation des lois à cet effet ; appui aux efforts du chef de l'État pour une meilleure justice et en faveur de l'indépendance de la magistrature ; défense des droits de l'homme et de la dignité de tous ; contribution au chantier de réformes du président Sleiman. »
S'adressant aux avocats présents, le chef de l'État a commencé par féliciter Mme Haddad pour son élection, rendant hommage au choix d'une femme par les avocats, et souhaitant que l'administration compte davantage de femmes fonctionnaires.

Trois chantiers
Michel Sleiman a ensuite abordé les thèmes de trois chantiers qui lui tiennent à cœur : indépendance de la justice, décentralisation administrative et abolition du confessionnalisme politique. Il s'est félicité de ce que ces trois thèmes contribuent à la création d'un « espace commun de dialogue », tout en affirmant que doivent être préservés « la diversité et le principe de parité, ainsi que le pacte de coexistence, une caractéristique libanaise qui donne leur légitimité à toutes les institutions ».
M. Sleiman a insisté sur « le courage » nécessaire pour aborder ces dossiers, « d'autant que tout le monde convient que leur règlement doit se faire à l'unanimité ». Il a affirmé être certain que l'ordre des avocats a « un avis fondamental » à ce sujet et que « quand nous parlons de l'État des institutions, nous parlons de l'avocat et du juge, qui sont les deux grands acteurs de la justice, l'un et l'autre fondant leur travail sur l'éthique ». En fin d'audience, le président a encouragé les avocats à demeurer « les champions de la liberté et de la démocratie ».
Par ailleurs, le chef de l'État a reçu hier le ministre des Télécoms, Charbel Nahas, les anciens ministres Youssef Takla et Mohammad Chatah, ainsi que le député Riad Rahal accompagné de son neveu, le député vénézuélien d'origine libanaise, Johnny Rahal.
Cette précision de taille du chef de l'État a été faite en présence d'une délégation de l'ordre des avocats, conduite par la nouvelle bâtonnière, Amal Haddad, et d'un certain nombre d'anciens bâtonniers, auquel le chef de l'État a accordé audience.Prenant la parole, Mme Haddad a affirmé que, conformément à la tradition, le conseil de l'ordre « se met à la disposition du chef de l'État ». Exprimant le souhait de voir l'ordre des avocats, sous son mandat, contribuer « à dire le droit et à rendre justice », Mme Haddad a affirmé que son programme d'action est proche des principes du président Sleiman, notamment du serment constitutionnel :...
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