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Liban - Retrouvailles

À Baabda, premier tête-à-tête Aoun-Joumblatt depuis avril 2005

Walid Joumblatt et Michel Aoun se sont rencontrés hier à Baabda. Leur dernière entrevue remonte à avril 2005 à Paris, dans la foulée de la révolution du Cèdre, date à laquelle ils avaient mis un terme à une coupure de 20 ans.
Hier, le chef du Parti socia-liste progressiste, le député Walid Joumblatt, et le chef du Courant patriotique libre, le député Michel Aoun, se sont réunis pour la première fois en tête à tête - c'est-à-dire en dehors du cadre protocolaire de la table de dialogue - depuis avril 2005, et donc depuis le retour à Beyrouth de l'ancien Premier ministre en mai 2005. Un entretien qui a eu lieu à Baabda, sous l'égide du président de la République, Michel Sleiman, et qui a été suivi d'un déjeuner.
 « Il ne s'agissait pas d'un déjeuner de réconciliation, mais plutôt d'explications franches. Il n'y avait pas de conflit politique pour qu'il y ait réconciliation », a indiqué M. Joumblatt à l'issue de la rencontre. « Le président de la République, Michel Sleiman, a voulu nous réunir pour un lavage des cœurs sur toutes les questions locales, arabes et internationales, ainsi que sur la question des déplacés. Il y aura un suivi politique et sur le plan du développement avec le CPL. Quant aux autres questions, elles sont du ressort du Conseil des ministres et nous souhaitons que la mouture finale de la déclaration ministérielle soit enfin prête pour pouvoir s'attaquer aux projets de développement, maintenant que les nuages du passé conflictuel ont désormais disparu de l'horizon », a-t-il poursuivi.
Le chef du PSP a par ailleurs affirmé, en réponse à une question, que cette rencontre « vient s'ajouter à la réconciliation de la Montagne ». « Tout élément, toute partie, tout parti, toute personnalité politique qui peut venir ajouter quelque chose à la réconciliation de la Montagne est le bienvenu. Le général Aoun possède une grande représentativité dans la Montagne, il y jouit d'une présence politique. Nous nous sommes entendus sur la nécessité de parrainer les réconciliations là où il y a eu des blessures, et il faut également que d'autres parties politiques parrainent de telles réconciliations et pansent les blessures qui restent, notamment dans le Chahhar, à Abey et ses environs, et à Brih. Toutes les autres blessures ont été pansées », a ajouté Walid Joumblatt.
Et de conclure : « Lorsque j'ai annoncé ma position, le 2 août dernier, je suis sorti de la polarisation. Je
respecte la volonté des électeurs concernant la majorité. Cependant, en Conseil des ministres, nous aurons une position sur chaque dossier séparément. Nous ne
voterons pas en fonction de la polarisation entre le 8 et le 14 Mars. »
De son côté, Michel Aoun a estimé qu'il n'était « pas impliqué dans les jours sombres qui ont terrifié les Libanais et dont ils subissent les conséquences encore aujourd'hui », reconnaissant toutefois l'existence de « conflits politiques » avec Walid Joumblatt. « Notre réunion aujourd'hui vise à effacer les résultats de ces jours sombres », a-t-il dit, en souhaitant que ce soit là « le début d'une nouvelle étape de stabilité et de convivialité dans la Montagne et la clôture d'une étape historique ».
Interrogé sur l'éventualité d'une réconciliation similaire avec le président du conseil exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, Michel Aoun a répondu : « Finissons-en d'abord des problèmes intercommunautaires. Nous verrons ensuite. Une chose après l'autre. »
Estimant que les dossiers politiques n'avaient pas été à l'ordre du jour de la réunion et qu'il y avait tout le temps de les débattre dans le cadre de la conférence de dialogue national et au sein du Conseil des ministres, Michel Aoun a précisé que l'accent avait surtout été mis sur la question des déplacés. Dans ce sens, a-t-il noté, la rencontre débouchera « sur du positif et du concret ».

Hier, le chef du Parti socia-liste progressiste, le député Walid Joumblatt, et le chef du Courant patriotique libre, le député Michel Aoun, se sont réunis pour la première fois en tête à tête - c'est-à-dire en dehors du cadre protocolaire de la table de dialogue - depuis avril 2005, et donc depuis le retour à Beyrouth de l'ancien Premier ministre en mai 2005. Un entretien qui a eu lieu à Baabda, sous l'égide du président de la République, Michel Sleiman, et qui a été suivi d'un déjeuner.  « Il ne s'agissait pas d'un déjeuner de réconciliation, mais plutôt d'explications franches. Il n'y avait pas de conflit politique pour qu'il y ait réconciliation », a...
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