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Économie - Marché De L’Immobilier

Turbulences sur le marché foncier

Quelques jours après la formation d'un nouveau gouvernement, le marché immobilier avance à deux vitesses : d'un côté, les ventes d'appartements neufs traversent une période de stagnation, de l'autre, le marché foncier s'agite de plus belle.
Ainsi, les derniers chiffres communiqués par la direction de l'immobilier traduisent un tassement du marché depuis la fin de l'été : -8,6 % de transactions à Beyrouth par rapport à 2008 et -3,6% de la valeur de ces ventes. Les prochains chiffres devraient également confirmer une certaine stabilité du neuf. La mise en place du gouvernement du Premier ministre Saad Hariri n'a pas boosté l'appétit des clients. À la grande surprise de certains promoteurs, il n'y a pas eu de relance.
Si le marché des appartements neufs marque une pause, le foncier connaît au contraire une agitation surprenante, voire irréelle, par rapport à l'évolution du résidentiel. En l'espace de quelques semaines, les prix ont augmenté de 5 à 20 %. Déjà invendables il y a plusieurs mois, certaines parcelles ont atteint des niveaux ahurissants et absurdes. La barre symbolique des 10 000 dollars le m2 est déjà demandée dans certaines rues de la capitale. Que dire des parcelles donnant sur le front de mer ! Les incidences foncières proposées (le prix du terrain divisé par la superficie totale vendable) y sont supérieures aux plus beaux terrains du centre-ville de Beyrouth. Toutefois, cela reste des prix affichés et personne à l'heure actuelle n'est dupe et veut céder à la folie des tarifs. Conclusion, certes les prix augmentent, mais les transactions ne suivent pas.
Désormais, les biens-fonds des beaux quartiers de Furn el-Hayek s'affichent à plus de 1 500 dollars le m2 d'incidence foncière. Sursock frôle la barre des 2 000 dollars. Identique à Ras Beyrouth où les prix varient entre 1 200 et 2 000 dollars le m2, que ce soit à Clemenceau, Kantari, Hamra, Caracas et Koraytem. Si la parcelle a un potentiel commercial, l'incidence dépasse facilement les 2 000 dollars le m2. Cette croissance exponentielle inquiète les professionnels du secteur qui réalisent que les prix demandés sont en contradiction avec l'évolution des ventes d'appartements. Le marché local peut-il supporter une telle incohérence ? Sentant le danger du contexte actuel, certains tirent la sonnette d'alarme.
Cette frénésie tarifaire a plusieurs explications :
- La demande continue de tirer le marché à la hausse. Depuis que l'immobilier a affiché au cours des dernières années d'excellents résultats, beaucoup de spéculateurs expatriés et ressortissants arabes sont tentés de placer leur économie dans la terre.
- Si la capitale regorge de parcelles avec un potentiel de développement, incontestablement les plus belles pièces disponibles deviennent rares.
- Bien que leur propriété soit sur le marché, beaucoup de propriétaires ne veulent pas vendre et jouent avec les intermédiaires et les clients potentiels. Leur stratégie est connue : augmenter systématiquement leur prix à chaque fois qu'ils reçoivent une offre au prix demandé.
- Malheureusement, la gourmandise de certains fait rapidement le tour de la ville. L'effet boule de neige fonctionne à merveille. Il suffit qu'un prix injustifié soit demandé ici ou là pour que Beyrouth soit au courant et les propriétaires voisins s'alignent sur cette valeur.

En coopération avec : RAMCO
Tél.: 01-349910
Quelques jours après la formation d'un nouveau gouvernement, le marché immobilier avance à deux vitesses : d'un côté, les ventes d'appartements neufs traversent une période de stagnation, de l'autre, le marché foncier s'agite de plus belle. Ainsi, les derniers chiffres communiqués par la direction de l'immobilier traduisent un tassement du marché depuis la fin de l'été : -8,6 % de transactions à Beyrouth par rapport à 2008 et -3,6% de la valeur de ces ventes. Les prochains chiffres devraient également confirmer une certaine stabilité du neuf. La mise en place du gouvernement du Premier ministre Saad Hariri n'a pas boosté l'appétit des clients. À la grande surprise de certains promoteurs, il n'y a pas...
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