Arrivée du président Ahmadinejad en Bolivie.
Pour sa deuxième visite en Bolivie en un peu plus de deux ans, M. Ahmadinejad, en provenance du Brésil, a été reçu par le chef de l'État Evo Morales, un des gouvernants de la gauche radicale sud-américaine, avec lequel il devait s'entretenir à la mi-journée.
Le président iranien doit signer des accords bilatéraux, concrétisation d'un accord-cadre de coopération conclu fin 2007 pour près de 1,2 milliard de dollars, en matière de pétrole, d'agroalimentaire, de bâtiment, de santé, et de télévision notamment.
En Bolivie, comme au Venezuela, M. Ahmadinejad cherche un soutien sur la question du développement du nucléaire, alors que Téhéran est accusé par des pays occidentaux de chercher à acquérir l'arme atomique sous le couvert d'activités civiles. L'Iran dément.
La Bolivie est suspecte aux yeux de l'Occident depuis qu'elle a signé en 2007 avec l'Iran une déclaration commune sur le thème. Elle soutenait « le droit des pays à développer l'énergie nucléaire civile dans le cadre du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires ».
M. Morales a déclaré récemment qu'il n'excluait pas de vendre de l'uranium à l'Iran, mais a précisé que cela ne pourrait se faire qu'« à des fins de développement et non à des fins belliqueuses ». Il a surtout rappelé que la Bolivie n'a pas, à ce jour, la capacité industrielle d'exploiter le minerai. La Bolivie possède une dizaine de gisements d'uranium à l'état naturel, surtout dans le Sud et le Sud-Est, mais le gouvernement n'a jamais livré d'estimations sur les réserves disponibles. Selon des experts indépendants, elles seraient relativement modestes.
Le directeur général sortant de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohammad el-Baradei, en visite à La Paz en début d'année, a proposé à la Bolivie l'appui de l'AIEA pour explorer gisements et programmes d'usage civil de l'uranium.

