Malheureux les pauvres d'esprit qui sont venus à leur travail car le royaume de l'asphalte est à eux.
Malheureux ceux qui croyaient arriver à 8 heures à leur lieu de travail car leurs chaises sont restées vides et leur rage était grande.
Malheureux ceux qui avaient un avion à prendre car le royaume du ciel bleu n'était plus à eux.
Malheureux ceux qui avaient pris un bouquet de fleurs à leurs copines car les fleurs s'étaient fanées avant que d'arriver.
Malheureux les pauvres d'esprit qui avaient cru que la maréchaussée et l'armée auraient mis des militaires partout pour régler la circulation car c'était justement la troupe qui bouchait toutes les routes.
Malheureuses les femmes qui allaient à l'hôpital pour accoucher car elles ont dû le faire à même le trottoir.
Malheureuses ces femmes qui allaient se faire opérer par le chirurgien qui habitait du côté de Jounieh car l'enfant est venu tout seul et on a pu lui couper le cordon ombilical, mais pas couper le défilé militaire.
Et heureux ceux qui étaient malades et qui sont restés au lit car le royaume du ciel de lit était à eux.
Bienheureux ceux qui allaient à Tripoli car les routes leur souriaient.
Et bienheureux, moi qui travaille à Mansourieh et qui ai pu arriver en 36 minutes 30 secondes et 6/10e à Tallet el-Khayat pour une interview promotionnelle de mes Recueils à Télé-Liban.
Mais quand donc apprendra-t-on à respecter le citoyen ? Du plus bas au plus haut degré de l'échelle.
Que ceux qui n'ont pas envoyé l'État aux quatre diables me jettent la première pierre.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef