À l'issue de la séance d'hier soir, le ministre de l'Information Tarek Mitri a tenu un point de presse au cours duquel il a confirmé que les clauses relatives à la politique économique du gouvernement avaient été finalement approuvées à l'unanimité après des discussions qui ont porté « sur chaque mot et chaque virgule », a-t-il précisé. M. Mitri a indiqué que le volet économique de la déclaration ministérielle comporte quatre pages. « Il est succinct et dense, mais en même temps clair », a-t-il déclaré.
M. Mitri a ensuite souligné que la réunion d'aujourd'hui sera consacrée à la finalisation du volet politique, en l'occurrence le dossier épineux, et conflictuel, de l'arsenal militaire du Hezbollah, qui devrait être abordé sous le label de la « résistance ». Le débat, pour ne pas dire la polémique, porte essentiellement sur le fait de savoir si la déclaration ministérielle devrait légaliser pratiquement les armes du Hezbollah, et donc la « résistance », ou si le texte devrait se contenter d'une terminologie vague et nébuleuse que chaque faction pourrait interpréter à sa convenance. « Nous voulons terminer les discussions au sujet du volet politique demain » (aujourd'hui), a déclaré M. Mitri, soulignant que le comité de rédaction est appelé cet après-midi à plancher sur « un nombre restreint de lignes » qui portent toutefois sur la question-clé de la résistance. « Nous espérons pouvoir clore le dossier politique demain, a déclaré le ministre de l'Information, mais notre réunion (d'aujourd'hui) sera longue », a-t-il affirmé avant d'indiquer que la séance de demain, mercredi, sera consacrée à l'examen des priorités fixées par un certain nombre de ministères. Et M. Mitri de conclure : « Nous voulons une déclaration ministérielle qui reflète les convictions de toutes les parties et qui s'adresse d'une manière claire aux Libanais. »
Signalons, par ailleurs, que le secrétaire général adjoint du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, a souligné hier, dans une déclaration à la presse, que son parti est « d'office d'accord avec ce que le texte de la déclaration ministérielle mentionnera au sujet de la résistance ». « Nous ne nous laisserons pas entraîner dans des surenchères sur ce plan », a affirmé cheikh Kassem qui a ajouté dans le même temps que « nous n'accepterons pas d'éliminer la résistance parce que certains ne contrôlent pas cette résistance ou n'ont pas un rôle à jouer au sein de cette résistance ». « Nous sommes en faveur de la liberté d'expression, que chacun de nous dise ce qu'il veut, mais l'important c'est le résultat et l'important c'est en définitive la teneur de la déclaration ministérielle », a conclu cheikh Kassem.


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