Cette plainte a été présentée après quatre ans de garde à vue de Sayyed et de trois autres officiers supérieurs dont la responsabilité avait été retenue dans l'attentat qui a coûté la vie au Premier ministre Rafic Hariri.
Me Antoine Korkmaz, avocat du général Sayyed, a déclaré hier à L'Orient-Le Jour que « l'ambassadeur Abdo avait été notifié en vain à plusieurs reprises avant de se présenter devant Mme Pous », qui l'a donc longuement entendu mardi dernier. « Dans de tels cas, a poursuivi Me Korkmaz, le magistrat décide soit d'un non-lieu, soit d'une mise en examen et c'est ce qui s'est passé. » Le dossier a donc été envoyé au parquet qui le traitera en conséquence.
Pour l'instant, c'est donc le motif de la diffamation qui a été retenu alors que la plainte de Sayyed portait également sur faux témoignage et subornation de témoin.
La diffamation aurait été constatée dans plusieurs déclarations à la presse et des propos tenus par l'ambassadeur Abdo lors d'une émission télévisée où il insinuait que le général Sayyed et les trois autres généraux avaient joué un rôle de premier plan dans l'assassinat de Rafic Hariri.
M. Johnny Abdo résidait depuis des années en France et avait récemment séjourné en Espagne.
Le général Sayyed avait également déposé une plainte contre le magistrat allemand Detlev Mehlis qui avait été saisi du dossier Hariri et dont les rapports retenaient également la responsabilité des quatre généraux.
Interrogé à ce sujet, l'avocat Antoine Korkmaz a indiqué que la commission rogatoire prévue dans de tels cas n'a pas encore été formée par les services compétents du TGI de Paris.

