L'or a dépassé hier pour la première fois le seuil de 1 170 dollars l'once, en se propulsant à 1 174 dollars, un nouveau record historique, en raison de la faiblesse du dollar. La faiblesse du dollar est la principale raison de cette nouvelle poussée des cours. Celle-ci a été entretenue par des propos de James Bullard, un des dirigeants de la Fed, qui a notamment indiqué que la Banque centrale américaine pourrait ne pas relever son taux directeur avant le début de l'année 2012. Voyant le dollar chuter, les investisseurs - petits porteurs, fonds institutionnels, et, depuis peu, banques centrales - accumulent de l'or, un placement considéré plus sûr. « La possibilité de nouvelles tensions géopolitiques au Moyen-Orient soutient les cours de l'or », ajoutaient les analystes de Commerzbank.
Trichet juge « prématuré » de déclarer la fin de la crise
Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet a réaffirmé hier qu'il était « prématuré de déclarer la fin de la crise financière », lors d'une conférence à Madrid. Il a aussi souligné, lors de cette conférence organisée par l'Association espagnole des marchés financiers, la détermination de la BCE à mettre fin « quand le moment viendra » aux mesures exceptionnelles qu'elle a mises en place contre la crise. M. Trichet a aussi réaffirmé, en tant que président de la BCE, son engagement à respecter « fermement » les objectifs de la BCE en termes d'inflation « à moyen terme » qui sont « fixés à moins de 2 %, mais proches de 2 % ». Par ailleurs, la BCE a annoncé hier son opération de refinancement principale sur une semaine. L'appel d'offres est assorti du taux fixe de 1 %, et toutes les demandes des banques seront honorées, comme le veut l'usage depuis plus d'un an. Le résultat de l'opération sera connu aujourd'hui, selon un communiqué aux marchés. La BCE a évalué hier à -66 milliards d'euros les besoins de réserve minimum des banques de la zone euro, ce qui signifie que le marché reste saturé de liquidités.


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