« Le Premier ministre se doit de se rendre en Syrie s'il désire régler les questions en suspens avec elle », a déclaré M. Chamoun à la radio. « Il ne va pas en Syrie pour se soumettre, car cela n'est pas dans sa nature. Nous sommes tous disposés à accompagner Saad Hariri à Damas s'il recherche l'intérêt du Liban et l'amélioration des échanges » avec la Syrie, a-t-il ajouté.
Au sujet du gouvernement, M. Chamoun a annoncé qu'il ne lui accorderait pas sa confiance « si la déclaration ministérielle n'était pas claire et si le thème de la résistance était traité de la même façon qu'auparavant ». Il a toutefois estimé qu'en dépit « de toutes les failles de ce gouvernement, sa présence est préférable à son absence ».
Le député du Chouf a d'autre part réitéré son affirmation selon laquelle la table de dialogue est « illégale » et « inconstitutionnelle ». « Les dossiers doivent être discutés en Conseil des ministres ou à la Chambre », a-t-il dit.
Enfin, ironisant sur la position du chef du PSP, Walid Joumblatt, M. Chamoun a affirmé que ce dernier est « retourné à ses anciennes amours » et estimé que la visite qu'il compte entreprendre en Syrie améliorerait ses propres relations avec Damas, mais pas celles du Liban ».
« La majorité existe avec ou sans Walid Joumblatt », a encore dit M. Chamoun, affirmant ne pas pouvoir s'expliquer le fait que M. Joumblatt « sorte du 14 Mars et reste dans la majorité ».


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