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Liban - Retrouvailles

Réconciliation Joumblatt-Frangié à Baabda pour « consolider le climat de consensus »

C'est au palais présidentiel et sous l'égide de Michel Sleiman que les rivaux politiques d'hier, Walid Joumblatt et Sleimane Frangié, ont repris contact et renoué des liens rompus depuis cinq ans environ. Une réunion qui tend à consolider « un climat de consensus », comme l'a souligné Véra Yammine.
Le palais de Baabda a inauguré hier le premier round de réconciliation politique en réunissant autour d'un déjeuner de travail le chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, et le chef des Marada Sleimane Frangié. À L'Orient-Le Jour, M. Joumblatt a indiqué que « la politique du président de la République est positive dans le sens qu'il veut s'atteler de manière immédiate à remédier aux problèmes des citoyens, c'est-à-dire les eaux, l'électricité et les questions sociales ». Ainsi, pour le chef du PSP, le but de cette rencontre avec M. Frangié est de « réduire les séquelles d'une tension politique » qui n'aura que trop duré, sachant que de toute façon, « les sujets épineux seront déférés aux instances du dialogue ». À propos du climat de cette rencontre, Walid Joumblatt l'a qualifiée de « très positive », avant de rappeler que, « quoi qu'il en soit, il n'y a pas vraiment eu d'attaques personnelles » échangées entre les deux responsables dont la rivalité remonte à cinq ans environ. Cette rencontre, souligne M. Joumblatt, sert à « faciliter le travail du nouveau gouvernement, à en faciliter sa bonne marche ». À la question de savoir si ce déjeuner à Baabda était à mettre en lien, de près ou de loin, avec une éventuelle visite du chef du PSP à Damas, ce dernier a fermement répondu par la négative : « On n'a pas parlé de Damas, c'est un sujet qui me regarde personnellement. »
La porte-parole des Marada, Véra Yammine, a de son côté indiqué que cette rencontre est de nature à consolider le climat « de consensus » qui règne actuellement, car les intérêts « internes et stratégiques » des deux responsables se recoupent actuellement. Mme Yammine a ainsi souhaité que la réunion puisse « déboucher sur des éléments positifs capables de jeter les bases de l'étape à venir ». Elle a d'autre part noté que « le seigneur de Moukhtara avait récemment, et à maintes reprises, mis l'accent sur la nécessité de consolider les relations entre le Liban et la Syrie et il a indiqué qu'il était possible qu'il se rende à Damas ». Mme Yammine a poursuivi en soulignant que « les portes de Damas sont ouvertes à tous » et que « les voix qui s'élèvent contre la Syrie ont sensiblement diminué » ces derniers temps. Elle a toutefois nié que M. Frangié soit en train de jouer le rôle de médiateur entre Damas et Moukhtara, tout en rappelant que « le chef des Marada tient à contribuer au rapprochement des points de vue à partir de sa position consensuelle ». Mme Yammine a ainsi qualifié la rencontre de positive et a estimé que celle-ci influerait tout aussi positivement sur le double plan « régional et arabe, et plus précisément syrien ».

Baabda, centre de gravité, selon Berry
À Baabda, Michel Sleiman s'est assis entre les deux hommes pour aborder « des sujets qui les concernent tous les deux », comme l'a souligné une source du palais présidentiel. La rencontre s'est ensuite poursuivie autour d'un déjeuner de travail, même si la teneur des propos abordés n'a pas été révélée hier. « La réunion inaugure une nouvelle dynamique entre les deux hommes, une dynamique fondée sur la préservation de la paix civile et de l'union nationale », a poursuivi la source précitée avant d'ajouter que « le fait que la rencontre ait eu lieu est de nature à apaiser la scène interne ». L'un des objectifs de la réunion consistait également à accélérer le bouclage de la rédaction de la déclaration ministérielle et à hâter l'obtention, par le gouvernement, du vote de confiance.
Commentant la réunion Joumblatt-Frangié, le président de la Chambre Nabih Berry a indiqué qu'un tel événement n'est pas étonnant, car Baabda est « le centre de gravité » du pays. De son côté, le député Michel Aoun a indiqué qu'il était « pour la rencontre de tous les chefs politiques », mais que « chaque rencontre a ses spécificités, ainsi celle de Walid Joumblatt et Hassan Nasrallah diffère de celle de Joumblatt et Frangié ». Et concernant une éventuelle rencontre entre le chef du PSP et Aoun, ce dernier a indiqué qu'il ne fallait pas rédiger « un document d'entente » pour qu'une telle rencontre soit possible. Le député Estephan Doueihy a pour sa part salué la rencontre entre les deux hommes.
Le palais de Baabda a inauguré hier le premier round de réconciliation politique en réunissant autour d'un déjeuner de travail le chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, et le chef des Marada Sleimane Frangié. À L'Orient-Le Jour, M. Joumblatt a indiqué que « la politique du président de la République est positive dans le sens qu'il veut s'atteler de manière immédiate à remédier aux problèmes des citoyens, c'est-à-dire les eaux, l'électricité et les questions sociales ». Ainsi, pour le chef du PSP, le but de cette rencontre avec M. Frangié est de « réduire les séquelles d'une tension politique » qui n'aura que trop duré, sachant...
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