Une équipe composée de biologistes de l'université Simon-Fraser de Vancouver (ouest du Canada) et de leurs collègues de l'Université d'État de Pennsylvanie (est des États-Unis) a étudié la musculature des pieds et des mollets de 12 sprinteurs et de 12 autres personnes.
Leur objectif initial était d'améliorer la technique d'entraînement des receveurs de passe, une catégorie de joueurs de football américain, mais le résultat de leurs recherches pourrait aider tant les coureurs que des personnes ayant des problèmes de pieds, a indiqué à l'AFP un des auteurs de l'étude, Sabrina Lee, chercheur en biomécanique à Vancouver.
Mme Lee et son collègue américain Stephen Piazza ont eu recours à l'imagerie à ultrasons pour mesurer les tendons d'Achille en mouvement de leurs sujets et calculer leurs effets de levier. Ils ont mesuré aussi la longueur de leurs doigts de pied, puis ont combiné ces données dans un modèle informatique.
« Nous avons découvert que la plus grande accélération est observée quand le bras de levier du tendon d'Achille est le plus court et les doigts de pied les plus longs », a-t-elle précisé.
Le résultat d'une course de cent mètres dépend généralement des quelques premiers pas effectués par le coureur lorsqu'il quitte l'aire de départ. Et son accélération dépend de l'effet de levier des muscles du mollet qui tirent le talon vers le haut alors que les doigts du pied frappent le sol.
Selon Mme Lee, un bras de levier plus court « génère plus de force » qui propulse le sprinteur en avant au départ de la course, tandis que les doigts de pied plus longs offrent « une plus grande surface de contact avec le sol ».
L'étude est publiée dans le dernier numéro du Journal of Experimental Biology.
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