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Post-Finul : Washington mène des « consultations actives » avec Paris, Beyrouth et Tel-Aviv

« La Finul sous sa forme actuelle ne sera pas maintenue, ou du moins nous estimons qu’elle ne devrait pas l’être », affirme l'ambassadeur américain à l'ONU dans un entretien au Financial Times.

Post-Finul : Washington mène des « consultations actives » avec Paris, Beyrouth et Tel-Aviv

Des vêtements pour le personnel de la FINUL arrangé par une ouvrière dans une usine d'Ebel el-Saqi, au Liban-Sud, le 13 octobre 2026. Photo Joseph EID / AFP

Les États-Unis, frontalement opposés à tout renouvellement du mandat de la Force de l'ONU au Liban-Sud, ont affirmé qu'ils mènent des « consultations actives » avec plusieurs pays, Israël et Liban en tête, sur les alternatives au déploiement de troupes internationales dans le sud du Litani, le long de la frontière avec Israël.

L'administration américaine mène des « consultations actives » avec la France, Israël, le Liban et d’autres acteurs afin d’examiner à quoi pourrait ressembler une future mission de maintien de la paix au Liban, a fait savoir l'ambassadeur américain aux Nations unies Mike Waltz, dans un entretien avec le Financial Times. La France est le porte-plume du Liban à l'ONU et plaide pour un « nouveau cadre international » de soutien au pays du Cèdre, afin d'éviter un « vide sécuritaire » dans la région frontalière, dont environ 620 km2 sont occupés par Israël et qui est bombardée quotidiennement.

« Nous réformons la manière dont le maintien de la paix est assuré », a souligné M. Waltz au FT, rappelant que Washington avait réduit son financement à de nombreuses agences de l'ONU, notamment des missions de maintien de la paix. Certaines « sont là depuis 30, 40, 50 ans » ou « coûtent un milliard de dollars par an » et « figent les conflits au lieu de les résoudre, a-t-il dénoncé. Il a affirmé dans ce cadre que « la Finul sous sa forme actuelle ne sera pas maintenue, ou du moins nous estimons qu’elle ne devrait pas l’être. »

En raison de l'opposition des États-Unis, le mandat de la Finul avait été renouvelé en août 2025 pour une dernière année et doit prendre fin en décembre, avant un retrait progressif des plus de 7 500 personnels provenant de 47 pays.

Parallèlement aux déclarations de l'ambassadeur américain, le porte-parole du département d’État Tommy Pigott a écrit sur son compte X que les États-Unis veulent continuer à travailler avec Beyrouth et Tel-Aviv sur l'application de l' « accord-cadre » conclu le 26 juin, en vue de « mettre un terme, une fois pour toutes, au cycle de conflit ». Selon lui, trois éléments-clés doivent entrer en ligne de compte : le désarmement du Hezbollah, auquel s'est engagé Beyrouth mais que le principal concerné rejette, assurer une « sécurité à long terme pour Israël et le Liban », et établir des « relations de bon voisinage pacifiques » entre les deux pays, avec « un respect mutuel pour la souveraineté et l'intégrité territoriale ».

Pour en revenir à son entretien au Financial Times, Mike Waltz a estimé que Washington se prépare à un conflit prolongé avec l'Iran, malgré les déclarations initiales de Donald Trump qui, au début de l'offensive contre Téhéran le 28 février, avait évoqué qu'elle ne durerait que quelques semaines. Selon lui, « dans un an », les États-Unis pourraient toujours être dans l'impasse avec l'Iran. « Je ne vais pas me livrer à des hypothèses. On peut espérer qu’ils se présenteront à la table des négociations de manière sérieuse avant cela », a-t-il poursuivi. Mais « le président et la marine américaine peuvent maintenir le blocus [des ports iraniens] dans un avenir prévisible », a-t-il affirmé. Washington n'aura pas atteint ses objectifs en Iran tant que les stocks iraniens de matières nucléaires hautement enrichies n'auront pas été détruits et qu'un « accord sérieux sur l’enrichissement » n'aura pas été conclu.

Les États-Unis, frontalement opposés à tout renouvellement du mandat de la Force de l'ONU au Liban-Sud, ont affirmé qu'ils mènent des « consultations actives » avec plusieurs pays, Israël et Liban en tête, sur les alternatives au déploiement de troupes internationales dans le sud du Litani, le long de la frontière avec Israël. L'administration américaine mène des « consultations actives » avec la France, Israël, le Liban et d’autres acteurs afin d’examiner à quoi pourrait ressembler une future mission de maintien de la paix au Liban, a fait savoir l'ambassadeur américain aux Nations unies Mike Waltz, dans un entretien avec le Financial Times. La France est le porte-plume du Liban à l'ONU et plaide pour un « nouveau cadre international » de soutien au pays du Cèdre, afin d'éviter un «...