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Paris pour une relance des négociations avant un État palestinien

Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a appelé mardi, comme les États-Unis et l'UE, à relancer en priorité les négociations de paix entre Israël et les Palestiniens, alors que ces derniers réclament la reconnaissance d'un État indépendant.

"Je souhaite insister sur l'urgence d'une relance des négociations pour aboutir à la création d'un État palestinien, malgré les difficultés", a déclaré M. Kouchner.

"Il faut trouver les moyens de surmonter l'impasse actuelle", a-t-il poursuivi dans une interview publiée par le quotidien palestinien de Jérusalem el-Quds.

Le chef de la diplomatie française devait s'entretenir en soirée à Amman avec le président palestinien Mahmoud Abbas avant de rencontrer mercredi les dirigeants israéliens dans le cadre d'une visite éclair au Proche-Orient.

Les déclarations de M. Kouchner font écho à celles du président français Nicolas Sarkozy, arrivé mardi à Ryad pour une visite de 24 heures, qui a plaidé une nouvelle fois pour une relance "le plus rapidement possible" du processus de paix.

Frustrés devant le blocage des négociations, les Palestiniens ont récemment fait part de leur intention de demander à l'ONU de reconnaître un État palestinien indépendant afin de sortir de l'impasse, une démarche contre laquelle se sont vivement élevés les dirigeants israéliens.

L'Union européenne a jugé mardi "prématurée" la demande de soutien que lui a adressée l'Autorité palestinienne en vue d'une reconnaissance par le Conseil de sécurité de l'ONU d'un État indépendant.

Le diplomate en chef de l'UE, Javier Solana, a estimé qu'un tel processus devait "prendre du temps" et se dérouler "dans le calme et au moment approprié".

Dès lundi, Washington avait réaffirmé son opposition à une proclamation unilatérale d'un État palestinien, en soulignant que cet État devrait naître par la négociation entre Israéliens et Palestiniens.

Toutefois, le président palestinien s'est défendu de vouloir engager une procédure "unilatérale", en se prévalant du soutien de la Ligue arabe.

Avant son entretien avec M. Abbas, M. Kouchner a dit vouloir convaincre les responsables palestiniens "qu'il est maintenant temps de mettre fin aux divisions, de se regrouper pour construire ensemble l'État et négocier l'accord de paix".

"Je m'adresserai aux responsables israéliens pour leur dire que l'Autorité palestinienne et son chef, Mahmoud Abbas, est leur partenaire pour la paix", a-t-il ajouté dans son interview à el-Quds.

Les négociations de paix achoppent sur le contentieux des colonies, les Palestiniens réclamant d'abord un arrêt total des implantations en Cisjordanie occupée tandis que le gouvernement Netanyahu offre un gel partiel de la construction et réclame une reprise des discussions "sans condition préalable".

La communauté internationale est favorable à un gel complet de la colonisation.

Mais, en pleine controverse, le ministère israélien de l'Intérieur a autorisé mardi la construction de 900 nouveaux logements à Jérusalem-est. Selon la radio israélienne, les États-Unis avaient demandé à Israël de renoncer à ce projet spécifique afin de ne pas provoquer de tensions avec les Palestiniens.

Interrogé sur l'échec de l'administration américaine à relancer le processus de paix, M. Kouchner a reconnu que les efforts américains n'avaient "pas encore produit les effets escomptés". "Mais il s'agit aujourd'hui de surmonter les blocages".

"La détermination du président Barack Obama reste entière et la nôtre aussi. Par la nôtre, j'entends celle de la France et de l'Union européenne, qui doivent se mobiliser pleinement, au côté de l'administration américaine, pour recréer une dynamique", a plaidé le ministre français.

"Je souhaite insister sur l'urgence d'une relance des négociations pour aboutir à la création d'un État palestinien, malgré les difficultés", a déclaré M. Kouchner.
"Il faut trouver les moyens de surmonter l'impasse actuelle", a-t-il poursuivi dans une interview publiée par le quotidien palestinien de Jérusalem el-Quds.
Le chef de la diplomatie française devait s'entretenir en soirée à Amman avec le président palestinien Mahmoud Abbas avant de rencontrer mercredi les dirigeants israéliens dans le cadre d'une visite éclair au Proche-Orient.
Les déclarations de M. Kouchner font écho à celles du président français Nicolas Sarkozy, arrivé mardi à Ryad pour une visite de 24 heures,...